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Cimetières. Ampleur des profanations et rites de sorcellerie

La plupart des cimetières de la wilaya d’Oran ne sont pas épargnés par le laisser-aller et l’abandon. En effet, ils sont laissés à leur sort au point de dire que de nos jours, rien ne se respecte ni les cimetières ni les lieux de culte, qui sont devenus par le fait de la négligence des responsables locaux et l’incivisme ambiant de certains citoyens, un dépotoir à ciel ouvert, l’envahissement par les chiens errants et surtout le phénomène de la profanation des tombes qui est devenue récurrent. Mais certains responsables de ces établissements, chargés de gérer les cimetières, ne voient pas de cet oeil le phénomène que certains essayent de lui donner une dimension qui dépasse sa vraie nature et origine. La gestion du cimetière, c’est-à-dire, sa création, son entretien, son aménagement, son extension ou encore sa translation, incombe aux communes puisqu’elle relève des attributions de l’Assemblée populaire communale. Les pouvoirs et les attributions de la mairie sont très étendus dans toutes les opérations funéraires. Les lieux de sépulture sont de plus en plus fréquentés par des individus qui pratiquent des rites de sorcellerie. Ce genre de pratique sinon insolite, du moins occulte, prend des dimensions préoccupantes. Des cimetières sont livrés à la profanation par des individus, dépourvus de toute sensibilité morale.
Les responsabilités des communes dans la gestion du cimetière sont nombreuses et encadrées par une législation rigoureuse. En premier lieu, il incombe aux présidents des assemblées communales (APC) d’assurer la police des funérailles et des cimetières. Ils sont donc pour mission d’entretenir le cimetière, d’y assurer l’hygiène, la sécurité et le bon ordre et surtout aussi d’en garantir la neutralité, il fixe un règlement intérieur afin d’y notifier, ce qui est autorisé et interdit. Au niveau de la majorité des cimetières de la wilaya d’Oran, c’est l’émotion parmi les citoyens qui se rendent au cimetière pour enterrer ou pour la visite, ils sont affligés par l’état dans lequel se trouvent ces lieux de repos, ils dénoncent l’absence de gestion de ces cimetières abandonnés à leur sort. Il faut savoir que le sacrilège des tombes est puni par le code pénal sur le délit de profanation de sépulture et d’atteinte à la mémoire des morts, le code pénal se montre intransigeant. Dans ce sens, l’article 60 du code pénal 09/23 décembre 2006, portant pénalisation de tout acte de profanation, punit de 05 à 10 ans d’emprisonnement assorti d’une amende allant de 20.000 à 100.000 DA pour les sépultures des martyrs et 20.000 DA et 06 mois d’emprisonnement pour les autres tombes.

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