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Chômage. Ces retraités qui bousculent les jeunes chercheurs d’emploi

A l’instar des autres wilayas, à Mostaganem, la courbe du chômage est toujours ascendante. Ce spectre qui embarrasse les pouvoirs publics, les familles et les jeunes voulant entamer une vie active, ne cesse de devenir une problématique austère pour la société. Le marché du travail semble être chambardé car il y a absence de visibilité en horizontal comme en verticale. Le pourcentage de jeunes diplômés des centres de formation professionnelle et des universités, est considérable mais l’offre d’emploi est dérisoire. Dans ce contexte précis, à Mostaganem, il y a un phénomène qui prend de l’ampleur et qui inquiète juste parce qu’il est illogique et échappe à la raison. Comme exemple, nous citerons la valse des retraités à la tête de l’EPIC ”Mosta Propre”. Pas moins de quatre directeurs retraités se sont succédés en moins de quatre années. Les uns comme les autres ont poussé l’EPIC dans le gouffre. Ce dernier retraité va l’achever car il renvoie les jeunes pour les remplacer par ses amis retraités…. incroyable, intolérable mais surtout insoutenable par ceux qui se retrouvent au chômage. Il s’agit là des retraités qui occupent des postes dans des entreprises étatiques et qui bénéficient de leur retraite et d’un salaire supplémentaire. Illogique pour une Algérie qui préconise donner de la place à la jeunesse. Des retraités qui entament une deuxième vie active alors que les diplômés des universités restent désœuvrés. Aujourd’hui, on veut construire du nouveau mais impossible de le réussir avec du vieux. On n’arrive pas à concevoir ce qui arrive au pouvoir public d’accepter une telle aberration. On ne peut pas se mentir ni mentir aux jeunes et les étourdir de slogans creux et fastidieux. L’autre face du phénomène, c’est aussi ceux qui, en retraite, restent campés dans des syndicats représentant les travailleurs en activité. Dans beaucoup de secteurs, ils deviennent membres des conseils d’administration et se sucrent de salaires exorbitants. On continue à occuper les postes qui devraient revenir aux jeunes diplômés et on ne se soucie de rien. Ce qui est grave, c’est que cette situation entache même le secteur public. En 2021, il est opportun de bannir ces pratiques de compter uniquement sur ceux qui sont déjà usés et qui ne peuvent rien donner. Dans d’autres pays, les seniors interviennent pour la formation, l’orientation, l’assistance, l’accompagnement des jeunes mais ils ne les bousculent jamais pour prendre leurs places. Les seniors sont aussi utiles mais sur un plan uniquement consultatif car le capital expérience a son pesant d’or. Chez nous, c’est les deux extrêmes, soit même en retraite, on les place dans des postes de responsabilité soit on les oublie carrément. L’exemple de la Hollande est très édifiant. Dans ce pays, les seniors sont devenus pour le développement un capital sûr en activant dans l’expertise et la concertation. Chez nous, il faut qu’on revienne à la raison, si l’on veut construire un pays, on le construit intelligemment. Enfin il faut croire qu’on ne peut jamais faire du neuf avec du vieux.

À propos CHAREF KASSOUS

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