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Chanegriha préside l’ouverture de la Journée VIP de l’exercice Chemex-Afrique. Armes chimiques: l’Afrique n’en veut pas

L’Algérie, Etat Partie à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, est fortement inspirée de ses valeurs et est convaincue de la nécessité de préserver la sécurité et la paix internationales. Elle a aujourd’hui tous les atouts pour entendre sa voix et défendre les préoccupations stratégiques du continent auquel elle appartient: l’Afrique. Elle a aussi une nouvelle fois le privilège d’être nommée membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU et ce, pour la quatrième fois. Ce statut surtout a de quoi lui conférer de nouvelles missions, de nouveaux objectifs. Comprendre la réalité de l’Afrique est un de ses chevaux de bataille pour amener les institutions et les organisations internationales à prendre au sérieux la réalité africaine. Désormais, toutes les parties prenantes à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques ont un rôle à jouer pour redéfinir les priorités et redessiner l’avenir du monde et du continent africain spécialement, notent les experts en la matière. Le grand évènement qu’abrite Alger, la capitale, dénommé «Exercice Chemex-Afrique», est une nouvelle opportunité pour les Etats parties à ladite Convention, de réitérer leurs engagements et rappeler leurs véritables missions. Le programme Chemex-Afrique, quant à lui, s’appuie sur la mise en œuvre de l’article 10 de la convention sur l’interdiction des armes chimiques et s’attelle à développer les capacités des Etats parties à la convention dans les domaines de l’assistance et de la protection contre les risques d’armes chimiques, suscités par l’utilisation de produits chimiques toxiques, suite aux incendies ou guerres. L’Algérie qui avait participé avec une forte délégation à la 5ème Conférence de la convention sur l’interdiction des armes chimiques à la Haye du 15 au 19 mai derniers, jouit d’une grande expérience dans ce domaine précis. L’Algérie veut servir de moteur catalyseur des grandes décisions dans le domaine de protection contre les risques liés aux armes chimiques en Afrique. Et c’est un honneur pour l’Algérie d’accueillir un évènement aussi important. Le Général d’Armée Saïd Chanegriha, Chef d’Etat-major de l’Armée nationale populaire (ANP), a présidé, ce mardi à Alger, l’ouverture de la Journée VIP de l’exercice « Chemex-Afrique », destiné aux Etats-parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques de la région Afrique. Sous le haut patronage du Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale, M. Abdelmadjid Tebboune, la Journée VIP de l’exercice «Chemex-Afrique» destiné aux Etats-parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques de la région Afrique, a été organisée au Palais des expositions des Pins Maritimes, en collaboration avec l’Organisation d’interdiction des Armes chimiques. Le Général d’Armée Chanegriha a présidé la cérémonie d’ouverture de cet événement, en présence du Premier ministre, M. Aïmene Benabderrahmane, l’ambassadeur Fernando Arias Gonzalez, Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, l’ambassadeur Odette Melono, Directrice générale-adjointe de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, des ministres, des chefs des délégations diplomatiques accréditées en Algérie des pays, participant à cette manifestation, ainsi que des représentants de haut rang relevant d’Organismes africains. Le Général d’Armée Said Chanegriha, dans son allocution, a souligné que « l’Algérie est convaincue de la nécessité de renforcer la sécurité et la paix internationales, à travers l’interdiction des armes de destruction massive, y compris les armes chimiques qui constituent une réelle menace pour l’homme et l’avenir de l’humanité ». « L’Algérie est honorée d’abriter cette importante manifestation et a une grande estime envers l’initiative commune, engagée entre notre autorité nationale et le secrétariat technique de l’Organisation, visant à renforcer et développer les compétences techniques, en matière de prévention et d’interdiction des armes chimiques des Etats-parties à la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, de la région Afrique », a-t-il affirmé. Il a ajouté que « l’Algérie réitère sa ferme conviction quant à la nécessité de consolider la sécurité et la paix internationales, à travers l’interdiction des armes de destruction massive, y compris les armes chimiques qui constituent une sérieuse menace pour l’homme et l’avenir même de humanité ». « Cette Convention reste le seul outil non-discriminatoire ayant été négocié sur le plan multilatéral et qui peut être mise en œuvre pour détruire les stocks d’armes chimiques qui existent et empêcher de développer et de produire de nouveaux types, susceptibles d’exacerber cette problématique et ses risques sur l’humanité », a relevé M. Chanegriha, ajoutant que « la mise en œuvre de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques de manière quasi-globale en Afrique, est une preuve des engagements de ses pays pour ne pas détenir ou développer de telles armes ». Le Général d’Armée a exprimé « son souhait de voir l’Organisation et les autres partenaires, dans ce domaine, accorder un intérêt particulier au programme Afrique de l’Organisation ». Le Général M.Chanegriha a recommandé de veiller à la pérennité et en prenant en considération la réalité régionale et les besoins propres de notre continent. « Il y a aussi une nécessité pour le renforcement du contrôle aux frontières du mouvement des produits chimiques à double usage. L’amélioration des conditions fixant ces activités permettra d’affronter les défis sécuritaires inhérents à la probabilité d’une mauvaise utilisation des produits chimiques par les groupes terroristes », a-t-il dit. « Tenant compte de ces considérations, nous espérons que l’Organisation et les autres partenaires, dans ce domaine, accorderont un intérêt particulier au programme Afrique de l’Organisation, en veillant à sa pérennité et en prenant en considération la réalité régionale et les besoins propres de notre continent », a-t-il affirmé. De son côté, le Directeur général de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, Fernando Arias Gonzalez, a mis en avant les moyens humains et matériels consacrés par l’Algérie pour la réussite de cet événement international qui a vu la participation des stagiaires de différentes nationalités, des résidents et des observateurs internationaux. La porte-parole de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, Mme Elisabeth Waechter, a salué la contribution de l’Algérie aux efforts communs visant la destruction des armes chimiques, elle qui souligne que l’Algérie, Etat-partie dans la convention d’interdiction des armes chimiques, est un important partenaire de l’Organisation, compte tenu de son soutien pour l’exécution de l’exercice Chemex-Afrique qu’elle a qualifié d’important.

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