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CGEA. Plaidoyer pour une révision du code d’investissement

La confédération générale des entreprises algériennes CGEA organisera, incessamment, un grand événement à Alger, après la fin de la pandémie de Covid-19. Cet événement économico-financier regroupera les représentants de Business Africa, de Buisinessmed, de l’Organisation internationale des employeurs (OIE) et ceux du Bureau international du travail (BIT). Ce rendez-vous international aura pour but, selon sa présidente Mme Saïda Neghza, la conclusion de différents partenariats dans différents secteurs. Ce grand rendez-vous est le prélude à une autre série de rencontres et concertations et il est considéré pour rappel, comme étant la seconde édition de cette rencontre internationale qui a été déjà organisée en 2019 par la CGEA au niveau du CIC à Alger et qui a été couronnée par une série de contrats entre hommes d’affaires Algériens et Africains. L’objectif visé par cet événement, selon Mme Neghza, est le foisonnement des rapports entre chefs d’entreprises en quête d’épanouissement. Il s’agit, selon ses propos, de la stratégie à mettre en oeuvre concernant le développement entrepreneurial qui repose en partie sur les outils et moyens de communication. Il est donc attendu, selon la présidente de la CGEA, qu’il s’agit d’une meilleure implication pour la consolidation des aspirations de sa confédération. La CGEA et le bureau international du travail, BIT, ont mis en place une Académie sociale qui aura pour objectif d’assurer des formations au profit des responsables des ressources humaines au sein des PME algériennes. Il sera surtout question de la formation des responsables des ressources humaines pour l’exploitation du marché du travail parmi les diplômes de la formation professionnelle. Cette Académie a été lancée en janvier 2018 à Alger ensuite à Oran. La dite Académie était lancée suite à une étude commune réalisée par le BIT et la CGEA sur la problématique de la formation dans son rapport à l’emploi et à l’employabilité. Le constat est on ne peut plus alarmant puisque selon la première responsable de la confédération, les recruteurs et responsables d’entreprises ne recrutent pas parmi les diplômes du secteur de la formation professionnelle qui offre un éventail de nouvelles spécialités y compris les Banques et les Finances. L’Académie, selon Saïda Neghza, s’inscrit notamment, dans le cadre d’un projet de recrutement de l’université au monde du travail et dont le financement a été assuré par le Royaume Uni. Selon Mahfoudh Megatelli SG de la confédération, l’objectif escompté par ce projet, est d’établir une interconnexion entre la PME et le secteur de la formation professionnelle qui doit, à son tour, orienter d’avantage ses programmes de formation selon les besoins réels du marché. Mme Neghza est également présidente de Buisiness Africa, vice-présidente de l’OIE qui regroupe 150 pays, membre du Conseil d’administration du BIT et membre de Buisinessmed regroupant 19 pays et 22 confédérations du bassin méditerranéen. La confédération a du pain sur la planche puisqu’elle vient de plaider pour la révision du code d’investissements, jugé critique et non conforme à la réalité économico-financière du pays en cette crise sanitaire. Selon son dernier communiqué, une centaine de millions de personnes à travers le monde que la pandémie en question menace de jeter dans la pauvreté, de l’absence de résilience des économies des pays dont ces millions de personnes menacées d’être jetées dans la pauvreté sont ressortissantes. La confédération que préside Saïda Neghza focalise sur “la refonte de la vision nationale sur l’investissement”. Celle- ci doit englober et prendre en charge une profonde “révision des législations et réglementations relatives à la monnaie et au crédit, aux PME, à la concession, à la commune et à la wilaya”. C’est, à l’évidence, pour assurer les meilleures conditions de succès à cette tâche aussi urgente qu’impérative que la CGEA a préconisé d’associer à sa réalisation “des partenaires sociaux soucieux de créer des emplois et de la richesse, comme les syndicats d’employeurs et de protéger les emplois, comme les syndicats des travailleurs”. Tout indique, en effet, que la CGEA est convaincue que la refonte souhaitée du Code des investissements ne peut aucunement être assimilée à une tâche essentiellement technique; en clair, limitée “aux seules mesures fiscales, incitatives certes mais peu efficaces et pleines d’embûches”. Surtout que cette refonte doit avoir pour finalité, est-il précisé dans son communiqué, “un accompagnement de grande pertinence des opérateurs économiques, sur le terrain”. Cet accompagnement doit se faire à deux niveaux: “financier” et “administratif”. Le premier devant impliquer “les banques et les assurances” auxquelles il est demandé “d’assumer (dorénavant) “un rôle de partenaires responsables, bien inspirés et surtout convaincus de leurs missions”. Et le second, devant viser à la concrétisation “des programmes nationaux stratégiques”, relatifs à la sphère économique. Et ce, à l’instar de celui “des PME” qui a pour objectif d’en favoriser la création et, quand celles-ci existent, d’assurer “leur mise à niveau”. L’ambition de la tâche précitée “de construction du cadre juridique” souhaitée, a amené la CGEA, dans son communiqué, à appeler les parties concernées à éviter les écueils qui peuvent l’entraver. Et qui sont, selon les auteurs du communiqué de la CGEA, de deux ordres: “politique” et “bureaucratique”. Pour illustrer le premier écueil, ceux-ci ont rappelé la remise en cause de la politique de développement appliquée par le Président Boumediène et ce, dans les mois qui ont suivi son décès. Quant au second écueil, ils n’ont pas eu à le décrire tant il demeure omniprésent dans la sphère économique. Enfin signalons que Saida Neghza vient d’être réélue, à l’unanimité pour un second mandat à la tête de la Confédération générale des entreprises algériennes (CGEA). L’élection s’est déroulée au Centre international des conférences, Abdelatif Rahal, lors de l’assemblée générale (AG) élective de cette organisation patronale, en présence des 48 membres de l’assemblée dont 43 présidents de bureaux de wilayas.

À propos NADIRA FOUDAD

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