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CET d’Ain Sidi Cherif (Mostaganem). L’environnement intensément agressé par les effets du lixiviat

Les habitants de la localité de Ain Sidi Chérif (daïra de Mesra) vivent, depuis l’installation du Centre d’Enfouissement Technique) un calvaire indescriptible. Exaspérés par ce que le centre génère, ces citoyens souffrent des odeurs nauséabondes, de la pollution olfactive et des problèmes d’allergies détectés chez les enfants surtout. En plus des déchets avicoles qui polluent à longueur d’année, les citoyens ne comprennent plus ce que signifie ”enfouir” les déchets.

Tout porte à croire que les responsables ne suivent pas les règles de l’environnement. Un centre bien équipé et bien géré n’occasionne pas ces désagréments nuisibles à la santé publique. Tout s’explique car beaucoup ont remarqué que ce CET, source de problèmes nocifs, ne ressemble guère à un centre conforme aux règles de l’environnement. Dans cette localité, par manquement aux règles écologiques les plus élémentaires et par incompétence surtout, le lixiviat issu du stockage des déchets et sous l’action conjuguée de l’eau de pluie et de la fermentation naturelle, est rejeté dans le milieu naturel. Dans ce centre on ne traite pas le lixiviat, par conséquent il endommage considérablement les terres agricoles qui l’entourent. La nappe phréatique de la région est dangereusement menacée car, par inconscience de gestion, les ingénieurs de cette EPIC ne s’efforcent jamais à trouver des systèmes adaptés telle que la pose de piézomètres. Ces dispositifs servant à protéger les sols et les nappes n’existent pas au CET de Ain Sidi Chérif. On gère aveuglément et on fait croire aux gens que c’est ainsi. Vivre une nuit à Ain Sidi Chérif par cette canicule c’est carrément exaspérant. Lors de la mise en décharge, les eaux d’infiltration constituent un grave danger pour le sol, l’eau et l’air environnants: la vapeur d’eau de l’atmosphère tombe sur les dépôts et les traverse, ce qui la rend extrêmement polluée par des substances dangereuses. Comment est-il possible de parler de politique environnementale alors que l’on agit à contre courant des règles… c’est un crime que de ne rien faire pour minimiser les effets dangereux des déchets mal enfouis. Mal enfouis car quelque part on a triché sur la qualité des équipements. On ne surveille jamais l’échappement du lixiviat. On n’a jamais pris, dans ce CET, des mesures pour y remédier. Des mesures urgentes qui incluent nécessairement l’organisation des lignes de refoulement, des systèmes de filtration et des réservoirs de rétention. L’implantation de barrières biologiques ou des vaporisateurs désodorisants. Si l’incompétence empêche de soulager les habitants de cette incommodité, il vaut mieux se faire accompagner par l’Université pour des solutions scientifique à cette agression de l’environnement. A défaut, on dégrade les sols, on pollue les nappes phréatiques et on massacre la santé des citoyens. Il faut cesser de regarder ailleurs, le chiffonnage c’est pour les chiffonniers.

À propos CHAREF KASSOUS

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