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C’est quoi au fait, le vivre ensemble?

Vivre ensemble devrait normalement, laisser penser à une différence ou des différences entre un groupe de personnes ou un ensemble de groupes de personnes, dont chacun devrait avoir ses propres caractéristiques qui le distinguent des autres. D’emblée, ces groupes de personnes à spécificités distinctes ne sauraient pouvoir vivre ensemble, si quelques conditions n’étaient pas réunies, au préalable. D’abord, le respect mutuel: c’est-à-dire, je te respecte toi et tout ce qui tu représentes, à condition que ce que tu représentes, ne va pas à l’encontre de la morale, de la logique et du bon sens. L’être humain est fait ainsi, les enfants d’Adam se distinguent par leur façon de par leur langues, leurs couleurs, leurs cultures, leurs croyances, leurs convictions: Nous ne sommes pas des « cyborg » identiques montés dans une chaîne à robots… En dépit de toutes ces différences superficielles ou profondes, nous sommes condamnés à vivre ensemble pour le meilleur ou pour le pire. Que ce soit à l’échelle planétaire, régionale ou locale. Un concours de l’histoire avait voulu que cette nation qui s’appelle l’Algérie, soit composée d’un ensemble de races, de cultures ou de langues ou même de croyances. En conséquences, cet ensemble qui possède toutefois une nomenclature de choses en commun. Et, justement, ce sont ces choses en commun qui ont fait en sorte que ce pays devienne une nation soudée et un Etat reconnu. S’il y a des problèmes ou plutôt des divergences, c’est parce qu’un ou plusieurs «éléments» de cet ensemble a failli à la règle et au contrat social de vivre ensemble. Soyez sûrs et même trop certains qu’aucun élément de l’ensemble ne saurait penser à se surestimer par rapport aux autres, s’il n’a pas été incité, par une quelconque force étrangère ennemie, voulant, coûte que coûte, foutre la pagaille dans le pays, en vue de le faire exploser. L’Algérie est en train de devenir une puissance régionale et cette montée en puissance déplait à quelques voisins voire à quelques puissances du monde. Devenir puissant, cela voudrait dire ne voulant plus respecter ses limites tracées par l’autre qui se fait passer pour le « réalisateur du film» qui distribue les rôles. De ce fait, les faux problèmes identitaires et régionalistes ne sont, en effet, qu’un moyen, voire un déguisement trompeur, aux fins de justifier cette machiavélique manigance visant à porter atteinte à l’unité nationale. La différence raciale, culturelle et linguistique n’est pas le produit d’hier ou d’aujourd’hui, elle prend racine dans des temps immémoriaux et elle n’a jamais constitué un problème pour les Algériens. Elle n’a commencé à devenir un sérieux problème qu’avec l’avènement de la colonisation en 1830, quand elle a commencé à souffler dans les oreilles de certains Algériens, qu’ils seraient bien supérieurs à d’autres Algériens.

À propos Abdelkader Benabdellah

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