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C’est nous les Africains

Quand une personne change de pays, c’est qu’elle n’est pas bien dans le sien. Nous assistons depuis quelques années à un flux énorme de nos frères africains vers notre pays. Certains, peu nombreux oublient que les algériens sont d’abord africains. Ils sont tentés de développer du mépris vis-à-vis de ces femmes et jeunes enfants collés aux feux de signalisations, mendiant ou proposant leurs services pour laver les pare-brises dans une ambiance joviale pour leurs petits visages souriants. Ils parlent notre langue dans un léger accent. Les fillettes à peine à la limite de l’adolescence portent des foulards par nécessité marketing pour sensibiliser les automobilistes au devoir religieux. Les hommes sont ailleurs aux travaux pénibles refusés par les algériens, passés au stade suprême de «parkingueurs», une matraque pour seul outil de production et gilet orange ou jaune pour les distinguer du reste du monde. Mais le drame est ailleurs. Le drame est dans cet exil forcé par la misère imposée et des gouvernants qui ne portent de regards que sur cette Europe qui a volé les richesses de leurs pays des siècles durant. Maintenant ces «africains» sont là, mêlés à la population. Pour quel avenir ? On n’en sait trop rien. Les questions sont nombreuses pour rappeler à nos autorités s’il faut intégrer ce que l’on convient d’appeler «les migrants» ou les renvoyer chez eux pour s’enfoncer encore plus dans la misère. Mais l’Algérie est grande et généreuse comme le veut son Histoire. Ces enfants africains, peuple de la rue parfois à l’âge du nourrisson méritent que l’on se mobilise au moins pour leur ouvrir les écoles et les instruire. Ils méritent que l’on se soucie de leur santé et de leur avenir parce qu’ils font désormais partie de notre peuple. A méditer et à agir rapidement.

À propos Ahmed Saifi Benziane

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