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«Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent !»

Peut-on occuper un poste, un siège, une direction, un secrétariat général en se convaincant qu’il n’est pas le vôtre et que tôt ou tard, vous seriez appelé à quitter la place? A-t-on cette culture, vue sous d’autres cieux, selon laquelle seule la compétence est garante de l’occupation «légale» dudit poste? Ou bien serait-ce plus juste et plus approprié d’affirmer que dans l’Espace Algérie, on occupe le poste, le siège, la direction, le secrétariat général… à VIE et même au-delà si nécessaire? Comment ne pas élever la voix contre toutes ces attitudes, rétrogrades et archaïques, supposées spontanées, qui «clouent» les gens sur des sièges capitonnés qu’ils occupent jusqu’à leur dernier souffle? Comment ne pas crier son amertume et sa hargne en voyant les mêmes têtes occuper les mêmes postes, comme s’ils leur avaient été prédestinés? Sont-ils meilleurs que d’autres? Seraient-ils plus intelligents, plus utiles, plus compétents? Seraient-ils les seuls «érudits» sur le marché de l’emploi? La réponse jaillit et fuse d’elle-même! Chez ces gens-là, chaque parcelle gagnée devient un droit inaliénable. Ils sont nés pour perdurer et pour occuper la scène jusqu’à ce que mort s’ensuive! D’ailleurs, leur postérieur épouse magnifiquement le siège qu’ils ne veulent aucunement lâcher. Après quatre ou cinq mandats sur le même poste, siège, direction ou secrétariat général, ils espèrent encore prendre la destinée de ceux qui les élisent et pour lesquels pendant tous les mandats écoulés, ils n’ont pas bougé le petit doigt. Chez ces gens-là, on n’avance pas. On ne recule même pas! On occupe le poste, le siège, la direction ou le secrétariat général en attendant le jour des élections ou des décisions. Entre temps, on «grossit» à vue d’œil, on se goinfre, on se sape et on se fait rémunérer grassement par la Vache qui roupille ou qui…fait semblant. Dès lors, comment espérer que les choses puissent changer si les mentalités restent aussi stagnées qu’elles ne le sont? Vous me direz que c’est une question de culture. Et je vous répondrais que l’on nous a inculqué, depuis toujours, une forme de culture médiocre consistant à réélire les mêmes «canassons» dans un syndicat, une mutuelle, une association, une fédération ou une «œuvre». Ailleurs, sous d’autres cieux, dans d’autres contrées, cet acte serait synonyme d’un délit grave, passible d’un emprisonnement ferme, car on ne sème pas les mauvaises graines puisque le risque d’une «épidémie» de médiocrates ne peut être guéri que par un antidote puissant qui se nommerait, dans tous les cas de figure, la compétence. Mais c’est chercher des poux dans un crâne rasé, puisque ledit crâne renferme, fondamentalement, un cerveau atteint, s’il n’est pas éteint.

medhayas31@gmail.com

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