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Carnages sur quatre roues

«Non, les accidents de la route ne sont pas dus à l’alcool, ils sont dus à la voiture. La preuve: mettez un alcoolo dans un fauteuil roulant, il ne tuera personne». Luis Rego

Nous en sommes conscients que nous allons reparler pour la énième fois du phénomène des accidents de la route. Ce phénomène provoque, à chaque événement, un effroyable carnage laissant derrière lui, morts et désolation. A chaque bilan annuel, les autorités concernées présentent des rapports catastrophiques sur les accidents de la circulation, relevant des dizaines de morts et de blessés et des pertes matérielles considérables. Selon les autorités compétentes en la matière, toutes les campagnes de sensibilisation visant à conscientiser les usagers du volant n’ont pas abouti aux résultats espérés. Toutefois, les points de vue se divergeaient sur cette question, notamment sur ses mobiles. Pour les pouvoirs publics, les accidents sont le résultat logiquement attendu, quand les exigences du code de la route ne sont pas respectées par la plupart des routiers. Un autre point de vue, celui des «gens normaux», veut que le nombre effroyable d’accidents soit, selon cet avis, dû à l’état défectueux, parfois impraticable du réseau routier national. A vrai dire, les deux approches sont justes, avec bien sûr, un penchant sur la thèse qui voudrait que le non respect du code de la route serait le premier responsable de la plupart des carnages qui sont enregistrés quotidiennement. Les gens paraissent trop pressés, ce n’est pas parce qu’ils ont dans l’ordre du jour des missions exigeant cet empressement, mais, c’est parce qu’il y a un climat de «course et d’empressement». L’on dirait que l’on a peur de perdre quelque chose de trop précieux au bout de la destination. C’est l’aspect essentiel, et pis encore, ça représente le côté venimeux de la civilisation moderne, basée pratiquement sur la concurrence, loyale ou déloyale donc, de la vitesse. L’on est convaincu que si l’on ne court pas, on risque de tout perdre y compris le pain quotidien. En conclusion, et afin de tâcher à ne pas perdre son pain quotidien, l’on mettrait, à risque et péril, sa propre vie, celle de sa famille, ses biens et son argent. J’aimerai bien ajouter à cela, en plus du non respect du code de la route, de la défectuosité des routes, un agent plus dangereux qui est rarement pris en considération: celui du manque de concentration et la divagation mentale au cours de la conduite. Généralement, la conduite se faisait par habitude et par reflexe automatique et non avec méthode. Un homme stressé conduit son véhicule avec un mental stressé.

À propos Abdelkader Benabdellah

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