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Ça craint pour le blé !

L’Occident ne parle que du pétrole et tente de plafonner le prix du brut russe tout en forçant la main à l’OPEP pour augmenter la production afin de faire baisser les prix. Mais cet Occident ne parle pas de la hausse des prix des céréales. Il se contente d’évoquer qu’il a prévu des aides aux pays pauvres, des aides presque «insignifiantes». Il n’y a qu’à regarder la situation au Liban et au Yemen. Les prix des céréales font peur aux pays importateurs. Les cours du blé grimpent à nouveau en réaction à la vague de froid polaire qui a touché les cultures américaines. Le climat sec en Argentine fait monter le prix du maïs. Les prix du blé retrouvaient leur mouvement haussier ce mardi à la mi-séance sur Euronext. Le blé Euronext à échéance mars 2023 grimpait de 1.50 €/t, à 313.25 €/t, tandis que le contrat mai 2023 s’appréciait de 2 €/t, à 310.25 €/t. Le maïs Euronext à livraison mars 2023 s’amplifiait de 3.50 €/t, à 299.50 €/t, le terme juin 2023 augmentait de 3.50 €/t, à 298.75 €/t. Des prix qui inquiètent les pays du Sud notamment les pays pauvres d’Afrique. Le marché digère notamment le coup de froid polaire qui a touché les États-Unis le week-end dernier, avec des minimales qui sont allées toucher les -20 °C dans les principales zones de production de blé d’hiver du pays. Les retours de rendements toujours aussi mauvais en Argentine viennent en outre confirmer les projections d’une très faible production argentine de blé cette année. À noter également, la Commission européenne a réduit de 1,2 Mt son estimation de récolte UE de maïs en 2022, à 52,1 Mt, soit la plus faible moisson enregistrée en quinze ans, selon «Terre Net». La guerre en Ukraine aura, cette année, des conséquences néfastes sur le marché des céréales. En effet, la récolte de céréales en Ukraine, un des principaux producteurs mondiaux, va chuter d’environ 40% cette année par rapport à 2021 en raison de l’invasion russe, selon les estimations de l’Association céréalière nationale annoncées vers la fin de la moisson, relaie BFM TV. Après 106 millions de tonnes récoltés en 2021, un record historique, «cette année, il est pronostiqué que la récolte sera à hauteur de 64-65 millions de tonnes», a en effet expliqué le directeur de cette association, Serguiï Ivachtchenko. Le nombre de personnes en situation d’insécurité alimentaire aiguë et qui auront besoin d’une aide urgente pourrait grimper à 222 millions dans 53 pays et territoires, selon un rapport FAO-PAM. Selon une étude récente du FMI, il faudra mobiliser entre 5 et 7 milliards de dollars de dépenses supplémentaires pour aider les ménages vulnérables des 48 pays les plus durement touchés par la hausse des prix des importations de denrées et d’engrais. Et 50 milliards de dollars seront nécessaires pour mettre fin à l’insécurité alimentaire aiguë.

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