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ça aboutirait, ou ça n’aboutirait pas ?

L’initiative de la commission parlementaire en vue d’enquêter sur la pénurie des produits de large consommation est une bonne idée en soi.. Du moins, l’Histoire retiendra que l’on va pour une fois voir, émerveillé, les députés de la Nation descendre de leur tour d’ivoire en s’impliquant directement, dans les affaires touchant de près l’intérêt du citoyen. La question des pénuries en série des produits de large consommation est avant tout la mission propre au ministère du commerce et quelques autres ministères, indirectement, concernés par le fléau. Ensuite, et en second degré, c’est la mission des Services de sécurité et de l’institution de la justice.. Si les ministères concernés, les services de sécurité et le corps de la justice ne sont pas débarrassés des éléments nuisibles corrompus, rien ne sera fait.. C’est-à-dire, nous continuerons à errer vers l’incertain. Il faudrait ainsi reconnaître que la corruption serait devenue une grande pierre d’achoppement empêchant tout progrès. Normalement, dès la première apparition d’un semblant de pénurie, les administrations de l’Etat concernées par la question sont automatiquement alertées et des enquêtes sont de facto ouvertes, sous l’égide de la justice qui devrait s’autosaisir, sans attendre que l’on politise l’affaire.. De cette façon, le mal est extirpé dès sa première apparition. Ainsi, par le truchement de ses services concernés, l’Etat va frapper fort, en appliquant les lois de la république, contre les éléments nuisibles cherchant à s’enrichir illicitement et du coup porter préjudice à la stabilité du pays. Le rôle des parlementaires de la nation dans cette équation, c’est de voter des lois sévères, contre la corruption, contre les aspects de l’économie parallèle, contre le relâchement sévissant dans les administrations de l’Etat et surtout contre les monopolistes et les pénuristes qui imposent leur loi sur le marché des produits de large consommation… Je vais m’abstenir sur la rumeur très répandue selon laquelle les pénuries seraient l’œuvre préméditée de quelques barons du commerce et de l’industrie qui seraient de mèche avec des puissances étrangères et les rescapés de l’ancien régime déchu. Ces derniers, selon cette version, qui n’est pas tout à fait à écarter, chercheraient coûte que coûte à discréditer le régime actuel…Pis encore, ils trament dans le sens de pousser la population vers la violence. De ce fait, toutes ces pénuries et d’autres crises qui y seraient apparentées seraient, donc l’œuvre de mains sournoises habiles agissant de derrière les murs épais du secret et des complots. De toute façon, si les pouvoirs publics ne réagissent pas avant qu’il ne soit trop tard, nous allons tous regretter de ne pas avoir réagi au moment voulu..

À propos Abdelkader Benabdellah

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