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Boxe. Patrice Aouissi dit «Patou»: Une légende kaloise s’éteint

L’Algérie a toujours enfanté et continuera d’enfanter de grands sportifs dans toutes les disciplines. Patrice Aouissi est un des boxeurs qui a fait son chemin dans cette discipline. L’enfant prodige de la ville balnéaire d’El Kala, est parvenu à atteindre les grandes cimes de la hiérarchie sportive. Les exemples sont légions «Zine dine Zidane, Mehrez, Benzema dans la catégorie Foot, en sport de combat, Amine et en boxe Patrice Aouissi dit Patou, Ce dernier est né à Lyon d’un mariage mixte, ce jeune est revenu avec son père à El Kala. Il a vécu et a été scolarisé à El Kala sous l’éducation de son père. Passionné dès son jeune âge par la boxe, ce jeune boxeur qui aimait sa ville d’origine comme son père Mohamed, est pris en charge par l’entraineur Chérif Bourouisse de l’équipe locale «NRBEK». C’était l’aboutissement du rêve d’un gamin qui avait pour idole Mohammed Ali et que son paternel rêvait toujours de voir son enfant dans la petite lucarne.
A cette époque, « Patou » pour les intimes et le Kalois ne ratait aucun combat de son idole. Certains disaient même qu’il rêvait de devenir comme lui un jour. L’enfant d’El Kala, cette petite ville appelée autrefois le Petit Paris » aimait les grands duels qui ont marqué son époque et qui se tenaient outre-Atlantique. Sélectionné par la fédération de boxe, pour des raisons qui demeurent encore obscures, il a été éliminé par les responsables algériens de cette fédération en le remplaçant par un autre. Cette élimination l’a choqué et sentie comme une humiliation par notre boxeur plusieurs fois champion. Après cette humiliation, il rejoint sa mère restée en France. Champion de France amateur des mi-lourds, en 1990, Il est médaillé d’or dans la catégorie poids mi-lourds aux jeux olympiques à Athènes en 1991 où il a été éliminé en huitième de finale de la catégorie poids mi-lourds par le Seychellois Roland Raforme aux jeux olympiques de Barcelone en 1992. Il passe ensuite professionnel la même année, médaillé d’or des Jeux méditerranéens puis membre du fameux team du PSG Boxe, champion de France et d’Europe professionnel des lourds-légers, challenger mondial: le parcours du jeune kalois est parsemé de succès en succès en moins de seize ans. Selon des témoignages de ses amis encore vivants «Patou» disait souvent: «J’avais la chance d’avoir une bonne droite », après avoir été champion d’Algérie amateur et militaire, comme nous l’avons annoncé plus haut Patrice Aouissi revint en France en 1988, pour revoir sa maman qui vivait à Vienne, dans l’Isère. Il dérocha également le titre national, en 1990, et fut repéré par René Acquaviva, entraîneur de l’équipe de France. En 1995, il devint champion d’Europe en battant au troisième round le russe de l’Ukraine «Alexander Gurov» le 14 mars à Levallois. Le franco-algérien le champion du monde fut battu par abandon à l’appel de la dixième reprise, par l’Argentin Dominguez, le 5 juillet 1996, à Hyères. Du fait qu’il avait la tête ailleurs et le combat ne s’était pas déroulé comme il le souhaitait à cause de sa mauvaise préparation. Par ailleurs, il se distingua encore en décrochant le premier titre national en 1994. En 1996, il joue un titre de champion du monde des lourds-légers WBC (La World Boxing Council) contre l’Argentin Marcelo Dominguez sur le ring d’Hyères. Durant sa carrière, Aouissi Patou a disputé une trentaine de matchs, la plupart gagnés par KO. En prenant sa retraite professionnelle en 2000, il entra dans la police municipale de Vienne dans l’Isère, entraîneur du club de boxe de Pont-Évêque. Persévérant et actif, Aouissi monta une société de gardiennage qu’il fut contraint de fermer au bout de trois ans. Très estimé par les jeunes de la ville d’El Kala et faisant leur fierté, il passait chaque année ses vacances dans cette ville d’origine en compagnie des amis et de son père. Une ville qui l’a pleuré à chaudes larmes le jour de l’annonce de sa mort. A la fin de ses jours, «Patou» a été hospitalisé pour un méchant cancer généralisé qui a emporté notre champion, une véritable légende plongeant ici et ailleurs le monde de la boxe dans une profonde consternation tirant ainsi sa révérence à l’âge de 57 ans, laissant ainsi un grand vide.

À propos Tahar BOUDJEMAA

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