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Boulangeries à Mostaganem. Le pain brioché pour rançonner le consommateur

Dans leur majorité, les boulangers de Mostaganem ont pris cette fâcheuse habitude de tenir le consommateur en otage, lui vendant le pain qu’il ne demande pas, le pain brioché. Ce qui n’a pas de sens, c’est cette liberté de défier la réglementation comme si l’autorité n’existait plus. C’est dire qu’ils ne craignent plus la loi. Ils ont augmenté les prix du pain juste en le nommant  »brioché ». Intéressé par ce problème qui affecte les consommateurs, notre correspondant est allé interroger quelques citoyens à la sortie des boulangeries. Un sexagénaire exaspéré a affirmé :  »On rentre dans une boulangerie à une heure donnée et on vous dit que le pain normal qui est taxé à 10 DA, ne reste plus. C’est ainsi que d’une manière roublarde, on vous vend du pain à 15 DA la baguette.  »Cette astuce, on l’a remarquée juste à partir de midi pour certains, prétextant que le pain ordinaire est épuisé… c’est inconcevable », dira-t-il. Un taxieur interpellé pour la question dira : »Il y a des boulangers qui ont l’audace de commencer à vendre le pain brioché à sept heures du matin ; cela veut dire qu’ils ne vendent que ce type de pain et quelques fois jusqu’à 20DA. D’ajouter :  »Certains autres vous déclarent que les week-end, ils ne font pas de pain ordinaire. Et face à cette situation, le taxieur a assuré que c’est aberrant et à ne rien comprendre. Pour lui, ces comportements sont pour étourdir les consommateurs et les déplumer au quotidien. Une dame très fâchée assurera que cet état de fait est dû au manque d’honnêteté de certains commerçants qui savent ce qu’ils refilent aux consommateurs. Elle ajoutera que le poids de la baguette n’est jamais respecté. Elle dira enfin qu’elle n’a pas le sentiment d’être protégée face à des comportements pareils. Un fonctionnaire dira que le plus inquiétant, c’est le manque d’autorité et cette liberté, dira-t-il, elle nuit beaucoup aux citoyens. Selon lui, il y a lieu de lutter, par loi, contre ces contrevenants comme c’est le cas des spéculateurs. La présidente de l’Association des diabétiques de la wilaya de Mostaganem s’est exprimé sur le sujet:  »Le côté santé semble n’inquiéter personne. Aux diabétiques, il est déconseillé de manger du pain amélioré, c’est-à-dire du pain sucré. Ceux qui suivent un régime strict à eux aussi, on doit leur éviter cette contrainte celle de ne trouver, chez le boulanger, que du pain brioché. Mais face à cet excès de liberté, on met les patients devant une situation embarrassante. A Mostaganem, personne ne comprend les raisons de cette arnaque. La farine est un produit subventionné, ce qui laisse entendre que le prix du pain est plafonné à 10 DA mais il est vendu à 15 DA et à 20 DA, le calcul exprime bien la tromperie. D’un autre côté, au consommateur, on a aussi tendance à vendre un pain ordinaire couché avec de la semoule et on le fait passer pour du pain  »amélioré » à 15 DA. Des pratiques contre lesquelles il faut se mobiliser pour les combattre et la loi reste toujours l’outil propice.

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