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Bonne gouvernance et société civile

“Le plus grand soin d’un bon gouvernement devrait être d’habituer peu à peu les peuples
à se passer de lui »..

L’on exige souvent d’un gouvernement de faire preuve d’une bonne gouvernance, soit entre autres: une Justice, une bonne Gestion et une Egalité des chances. Alors, qu’aux 9/10 des cas, l’on feint oublier qu’une bonne gouvernance ne saurait se réaliser sans le concours absolument impératif d’une société civile mûre et consciente. Dire cela autrement : avec une société composée d’adultes à l’esprit enfantin, encore incapables de discerner le bon grain de l’ivraie, aucune gouvernance n’est prête à réussir ses projets, même conduits par des génies, hors pairs. N’oublions pas surtout que c’est d’une société mature, adulte et responsable, qu’émergent les gens capables de mener la bonne gouvernance et non le contraire. Il faudrait, donc, penser à organiser une société, selon certains critères afin de faire émerger des élites capables de réaliser la bonne gouvernance. C’est le rôle d’une Ecole productive et d’un système pédagogique à la hauteur des aspirations, de transformer un tel rêve en une réalité vécue. Tout commence et se termine par une Ecole misant sur la qualité et non sur la quantité. Pourquoi donc, devrait-on charger le système éducatif national à former des illettrés, alors l’illettrisme pourrait se créer sans même édifier une Ecole pour ça. Le vrai responsable, quel que soit le palier de responsabilité qu’il est censé occuper, il devrait joindre a priori une bonne instruction à une culture de l’Etat… pour qu’il devienne un responsable capable de mener une bonne gouvernance. D’autre part, ce même responsable ne saurait accomplir sa mission sacrée, sans qu’il ait en face de lui un citoyen bonnement instruit et fortement imbibé de la culture de l’Etat et de la société civile. Dans nos assemblées «criticothéques», l’on endosse généralement, toutes les responsabilités aux pouvoirs publics, en feignant d’omettre la responsabilité du citoyen dans la préservation des biens publics, de la propreté des lieux et surtout dans le choix des responsables de proximité. Cependant, le fait de savoir choisir les dirigeants de la Cité, sans être motivé par des considérations tribales, ou bien relatives au népotisme et au clientélisme, c’est déjà, un acte parfait et d’une inestimable conscience politique. Et c’est le contraire qui sévirait chez nous dans nos sociétés, cherchant le bon et le bien, sans pour autant réussir à emprunter le chemin qui y mène au but, sans détours.

À propos Abdelkader Benabdellah

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