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Béjaia. Pour un été sans risque!

La campagne annuelle «été sans risque» vient d’être lancée par le secteur de la jeunesse et des sports et le mouvement associatif local de la wilaya de Bejaïa. Une campagne qui est devenue maintenant une tradition pour le secteur de la jeunesse pour mener des actions de sensibilisation durant la saison estivale. Cette opération « Info Plage », contre les deux fléaux du sida et de la drogue, a été placée sous le slogan phare «Halte aux fléaux sociaux» qui «s’inscrit dans le cadre du plan d’action annuel visant à protéger les estivants des fléaux sociaux», selon les organisateurs de cette manifestation. Ces derniers ont profité de cette occasion pour sensibiliser aussi contre la pandémie du Covid-19, qui entame sa cinquième vague. Cette campagne de sensibilisation, à travers les plages du littoral Béjaoui, s’étalera jusqu’à la fin du mois d’août prochain, apprend-on de même source. Cette opération est venue à point nommé pour informer les estivants des dangers qui les guettent de par la propagation des fléaux cités. Cette action estivale se déroulera, comme à l’accoutumée, sous forme d’un ensemble d’activités pratiques d’information, d’éducation et de communication, destinées aux populations estivantes sur les différentes plages et dans les camps de toile du littoral Bougiote, dont la finalité est d’arriver à concrétiser la promotion de l’usage adéquat du préservatif, du dépistage volontaire du VIH et de mettre en valeur les liens étroits néfastes à la santé publique, entre la drogue et les infections au VIH et aux IST », nous fait savoir un jeune bénévole membre de l’équipe de sensibilisation. Une campagne appuyée également par le mouvement associatif de la wilaya dont les bénévoles continuent également les plages pour informer les estivants sur les fléaux sociaux et la protection de l’environnement. Le choix du Sida et la drogue pour mener campagne ensemble n’est pas un choix fortuit, pour les organisateurs puisque ces deux fléaux sont intimement liés, « ils sont deux phénomènes souterrains rampants qui se propagent rapidement dans les milieux de jeunes adolescents, très souvent ignorants des risques pour leur santé et pour celle des autres », nous explique notre interlocuteur qui insiste pour dire que cette campagne cible surtout les estivants en particulier. La drogue et le sida sont deux fléaux, qui restent bien entendu entourés de tabous, de peur, de honte…évoluant dans un contexte socio- économique, qui pèse de tout son poids sur le facteur de propagation, nous explique encore un jeune médecin qui relève au passage: «paradoxalement, notre religion, grande garante de la préservation de la santé, n’est pas encore le recours tant souhaité ». Quoique notre pays ne souffre pas de manière aussi dramatique que certains pays de l’Afrique subsaharienne, mais « les déterminants et les indicateurs relatifs à l’avancée du SIDA sont au rouge », nous relève les bénévoles des associations de jeunes qui s’appuient sur « les statistiques, non exhaustives, qui démontrent, à elles seules, la cote d’alarme de l’usage de la drogue parmi des populations de plus en plus jeunes. Jusqu’à la vente de ces produits – substances toxiques- qui est considérée, dans certains milieux, comme une source sûre et durable de richesses ». Pour le choix de la période de l’été et les lieux d’intervention, qui sont les plages pour mener campagne, nos différents interlocuteurs, justifient ces choix par  » l’opportunité rêvée et idéale pour une large campagne de lutte du fait de la présence de populations nombreuses, constituées de jeunes immigrés, estivants venant de toutes les régions du pays, sur les plages et dans les camps de toile familiaux « , dans ces côtes bougiotes, il faut relever aussi la prolifération de lieux de prostitution qui sont les bars et les cabarets qui emploient des centaines de prostituées depuis maintenant une décennie. A cela, il faut ajouter aussi l’éveil de conscience chez les jeunes qui doivent être constamment secoués, puisque de l’avis des spécialistes de la question de prévention, la prudence n’est pas la mieux partagée chez les jeunes qui, dans leur quête du plaisir, de l’aventure, peuvent inconsciemment « s’oublier » est justement synonyme de se risquer au drame de l’infection et de la découverte de l’usage de la drogue, qui conduisent à la mort certaine. Pour ce qui est du programme déployé au niveau des communes côtières Melbou, Souk El Tennine, Aokas, Tichy, Béjaïa (Place Gydon), Derguina et exactement à la cascade de Kefrida, à Lota, et au niveau des camps de toile, l’équipe de prévention et d’animateurs, qui ont sillonné les plages, pour procéder à des dialogues et contacts directs sur les bords des plages en sus de la distribution des prospectus, tracts d’exhortation à la prudence, de guides et de préservatifs. L’exposition itinérante thématique était guidée de planches relatives aux deux fléaux avec des séances de psychologie réalisées, dans l’intimité du chapiteau implanté sur la plage, projection de films. Des expos suivies de discussions, au niveau des camps familiaux et animations nocturnes par la projection de films, de dessins animés aux enfants. A propos de l’impact de cette campagne, les animateurs qui ont mené cette action s’accordent à dire que certains plagistes ont avoué leur pharmacodépendance chronique ou aiguë, d’autres n’ont pas nié leur penchant à l’acte sexuel occasionnel. A l’issue de chaque séance avec des petits groupes, ont été levés quelques tabous sur le SIDA », des rencontres qui ont de l’avis de tous « influé favorablement sur les jeunes qui sont repartis, mieux informés et plus convaincus que la vente de la drogue, pour s’enrichir, ne peut se faire au détriment de sa santé et de celle des autres, que l’usage de la drogue précipite l’usager dans l’engrenage des pathologies et de la violence et que pour ceux qui ne prônent pas la fidélité et l’abstinence sexuelles, l’usage adéquat du préservatif reste le seul mode fiable de protection ». Le souhait des militants associatifs et des équipes médicales qui mènent campagne, est qu’après cette expérience, il y a lieu de faire de la prévention un accès de fixation continu et quotidien.

À propos Hocine Smaali

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