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Béjaïa. La présidente du CRA supervise les opérations de solidarité

Les opérations de solidarité envers les couches démunies continuent en ce mois de Ramadhan et ce, à travers le territoire de la wilaya de Béjaïa. Le Croissant Rouge algérien (CRA), pour l’occasion, a mis en œuvre un programme spécial en direction des couches les plus défavorisées, en sus de l’ouverture des restaurants «Rahma». Pour s’enquérir du déroulement de ces opérations, la présidente du CRA, Ibtissam Hamlaoui, s’est rendue à Béjaïa. «Un programme de solidarité supervisé par plus de 800 bénévoles», indique un communiqué du CRA qui précise que «ces opérations bénévoles couvrent 05 restaurants dont le restaurant « Sadwa ». Lors de sa virée à Béjaïa, Mme Hamlaoui a rompu le jeûne aux côtés des bénévoles et des gens de passage, en sus de la distribution, dans cette wilaya, de plus de 67.000 repas (plats à emporter ou à consommer sur place) depuis le début du mois de Ramadhan. Dans le cadre de ses efforts d’aide aux catégories dans le besoin, le comité local a distribué plus de 2.000 colis alimentaires aux familles nécessiteuses et prépare actuellement l’organisation de l’opération de circoncision collective et de distribution des vêtements de l’Aïd, a conclu le communiqué. Ces opérations de solidarité viendront en aide aux démunis, le temps de ce mois de mois sacré, en attendant les prix, des prix qui ne baissent toujours pas. Il faut dire que comme le Ramadhan, l’Aïd aussi qui approche, est synonyme de dépenses, pour les besoins de cette fête religieuse, la bourse des ménages étant encore une fois soumise à rude épreuve. L’Aïd El-Fitr de cette année est un cap difficile à franchir, notamment pour les petites bourses, une fête qui arrive après «une saignée à blanc des citoyens» durant ce mois de jeûne, pour reprendre la phrase utilisée par beaucoup de citoyens accostés. Faire face dignement aux dépenses de cette fête n’est pas chose aisée pour les ménages qui se trouvent ainsi pris entre le marteau des traditions et l’enclume de la réalité du marché où seuls les spéculateurs trouvent leurs comptes et tirent leurs épingles du jeu. A quelques jours de l’Aïd, les prix des fruits, légumes et viandes, sont toujours en hausse.
Comme le veut la tradition, les familles se préparent pour accueillir ce jour par l’achat d’ingrédients nécessaires pour la confection de gâteaux, mais aussi l’achat de vêtements pour les enfants, une corvée supplémentaire pour les citoyens en cette fin de Ramadhan. Les produits pour la pâtisserie et les vêtements connaissent, en ce moment, une flambée, qui est, dans certains endroits, vertigineuse. Comme de coutume, les vendeurs de produits de pâtisserie imputent la hausse des prix des arômes et ingrédients aux grossistes, des produits que les spéculateurs étalent à même sur le trottoir dans certains endroits des régions de la wilaya de Béjaïa. A tous ces produits prisés pour les besoins de la célébration de cette fête, il faut ajouter la hausse vertigineuse des prix des habits pour enfants, les marchés et autres boutiques spécialisés dans le prêt-à-porter sont pris d’assaut par les familles notamment après l’Iftar. Même si l’on constate cette affluence vers ces magasins, en se rapprochant, l’on se rend compte finalement que cela n’est souvent que de la pure curiosité, puisque les prix sont exorbitants. La fin du Ramadhan et l’approche de l’Aïd, se distinguent par les chaînes devant les guichets des bureaux de poste, des chaînes parfois interminables et lassantes. Au niveau de la Recette principale, on nous informe «qu’il n’y a pas de manque de liquidités et pour réduire l’affluence, des bureaux de poste sont ouverts la nuit, ces derniers jours».
L’Aïd El Fitr de cette année est, pour beaucoup de familles, une corvée en plus et un cap difficile à franchir. Pour preuve, à défaut d’acheter des vêtements neufs, des citoyens se rabattent dans certaines localités vers des vêtements usagés de bonne occasion ou ce qui appelé communément «friperie». L’achat des vêtements usagés est devenu ainsi l’ultime recours pour les familles démunies qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, un spectacle d’une ruée vers les magasins de friperie, constatée chaque jour, qui s’ajoute aux scènes devenues aussi habituelles dans les points de distribution de dons alimentaires et restaurants du cœur «Rahma» où des chaînes interminables se forment quotidiennement. C’est dire que la pauvreté est galopante et ne cesse de gagner un large pan de la société. La crise se fait vraiment ressentir.

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