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«Bâtimats Talians» suscite encore la polémique. Faut-il désamianter d’abord?

L’assiette foncière, abritant les « bâtiments Talians », s’apprête à être vidée après la délocalisation de ses occupants, vers un nouveau site, dans le cadre d’une vaste et inédite opération portant transferts effectués par la wilaya d’Oran. Une opération qualifiée par les citoyens concernés, d’«audacieuse» parce que  jamais prise par un wali. Seulement voilà, le repérage depuis des années par des expertises de l’amiante, dans ces bâtiments est sans équivoque. Faut-il un diagnostic amiante avant vente ou recyclage? Et dans quel but? L’annonce de lancement, il y a plusieurs jours, d’un avis d’appel pour désigner un opérateur, acquéreur de parties des blocs des bâtiments, a suscité quelques réflexions chez les citoyens. Ces bâtiments sont composés de 10 lots de deux à trois blocs d’immeubles chacun. Un certain avis d’appel aurait été lancé dans ce sens, au courant du mois de mars via une page face-book, pour la cession ou vente du matériel et des parties communes intérieures de ces blocs une fois vidées de leurs occupants. Le coût de cession telle que mise en ligne, serait de 30 millions par lot de 02 à 03 blocs, ce qui en moyenne donne un coût de 10 millions par bloc. Il faut, coûte que coûte, évacuer le site de ces blocs, c’est la volonté affichée des pouvoirs publics locaux. Ce terrain de 7,5 hectares devrait servir à un méga-espace vert. Ce qui veut dire qu’il n’y aura pas de promotion immobilière. Le projet inclut aussi une opération de réhabilitation d’une mosquée existante dans ce site depuis plusieurs années, a souligné récemment le wali lors de la 1ère Session d’APW. Toutefois, la présence de l’amiante, cette matière de construction dangereuse, interdite depuis 1997, avait été confirmée au sein de ces bâtiments. Un rapport, établi en 2013 par un ex-wali, confirmait l’existence de l’amiante, une espèce de matière de construction nuisible pour la santé humaine. Les habitants des « Bâtiments Talians » ont vécu un calvaire, leur délocalisation étant donc une urgence. Aussi, deux bureaux d’études, l’un international et l’autre, un laboratoire national, ont confirmé la thèse de l’existence de l’amiante, avait-il indiqué lors de l’un de ses briefings à la wilaya. La prétendue opération de vente à un opérateur spécialisé des restes de blocs d’immeubles du site évacué de leurs habitants, transférés vers un nouvel emplacement au site flambant neuf, devrait obéir à de règles selon un urbaniste. «Cela suppose qu’un désamiantage des parties des blocs amiantées devrait forcément être opéré», suggère-t-il. L’annonce de vente ou de cession ne précise pas cependant à quelle finalité ou utilité seront destinés ces parties ou restes des blocs d’immeubles qui, rappelons-le, contiennent de l’amiante. Toutefois, le plus raisonnable, selon les experts, est qu’une entreprise spécialisée est désignée pour le «désamiantage». Elle a tout l’équipement nécessaire pour effectuer le retrait des matériaux amiantés, sans risque pour son personnel. D’autres experts évoquent «la possibilité de l’incinération ou de l’enfouissement des parties amiantées». On peut prétendre que les parties des blocs des « bâtiments Talians » qui feraient l’objet d’un avis d’appel de cession ou de vente (c’est selon la formule) et que le choix fut tombé sur un preneur désigné, libre à lui de disposer comme il l’entend de ces dernières à la condition sine qua non qu’elles soient, bien entendu, «désamiantées». Comment donc se débarrasser ou céder un matériel amianté. Quelle sont les règles ou solutions? Plusieurs questions ressurgissent alors. Ces immeubles, rappelons-le, sont, pour la plupart, construits avant 1998, une période de référence. Le règlement stipule que toute construction locale, maison, hangar immeuble avant cette date, est concerné par l’existence de cette matière dangereuse interdire dans l’usage de la construction depuis 1997 par plusieurs pays du monde. Faut-il incinérer. Faut-il désamianter, avant la vente? Sinon faudrait-il s’inquiéter en cas de vente ou cession de toute partie amiantée? Le règlement stipule aussi qu’un diagnostiqueur immobilier de l’amiante et un inventaire des lieux doivent être avant tout élaborés», en pareille démarche, selon un spécialiste. Généralement, un opérateur qui se charge de la récupération d’un matériel amianté, doit tout autant avoir les capacités de «désamianter» et le nettoyer et le rendre sans danger sur la santé avant de le réutiliser à d’autres fins.

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