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BAC : Les épreuves de l’angoisse

C’est le passage obligé vers les cimes de la réussite sociale ! Le baccalauréat, cet examen de passage du secondaire vers l’enseignement supérieur, rétabli par Napoléon 1er en France, en 1808, il y aurait donc plus de deux siècles de s’imposer comme l’épreuve pédagogique la plus répandue, qui a inspiré tous les systèmes éducatifs de par le monde. En Algérie, nous continuons à accorder beaucoup de considérations et d’importance à l’examen du baccalauréat (appelé BAC par les intimes). Une fois réussi, le bachelier pourrait s’estimer heureux et toutes les portes de la réussite sociale, professionnelle, et même politique. Pas d’université et pas d’enseignement supérieur, sans bac. Pas mal de professions exigent l’obtention du bac pour y être admis. C’est une équation incontournable dans les relations du jeune citoyen avec ses aspirations dans la vie, ses rêves pour l’avenir et son positionnement social et professionnel. Nous sommes en train de rapporter ce qui est admis dans la société à partir d’un constat objectif ou d’un fait accompli, devenu avec le temps, dans les esprits des gens, quelque chose sertie de sacré. Alors que la réussite dans son précepte le plus large, n’est jamais identifiée à un titre scolaire quel qu’il soit ! L’on peut réussir dans sa vie tout en réussissant à être en bonne entente avec soi- même. Et, c’est l’essentiel, d’ailleurs ! Chaque année, ce sont des milliers de jeunes bacheliers qui vont passer à la phase supérieure. Chaque année, il y des universités et des écoles supérieures qui sont bâties afin de pouvoir absorber ce grand monde de bacheliers… trois, quatre, cinq ans après, ces jeunes qui vont se retrouver titulaires de licence, vont exiger du travail. Et c’est là que va commencer le vrai casse-tête pour les pouvoirs publics et les autorités de tutelle. A quoi vont servir ces armées de diplômés pour qu’enfin l’on aille se retrouver devant un sérieux goulot d’étranglement. Les examens de 6ème, du BEM, du Bac font le travail de tamis afin de distinguer le bon grain de l’ivraie. Vous pouvez facilement dénicher dans un amphi un étudiant qui ne sait pas faire une phrase correcte en arabe ou en français. Alors que le rôle des examens antérieurs au bac, c’est, justement de tamiser les niveaux ne laissant passer que les méritants. Ainsi et pour cette raison, le niveau de l’enseignement est tombé dans la boue. Il a perdu de sa consistance d’antan.

À propos Abdelkader Benabdellah

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