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«Avec ma femme et mon fils, on s’est pris la main en se disant adieu». Un habitant raconte l’enfer à Ghaza

«La guerre que mène Israël contre Ghaza, c’est du jamais vu», confient des rescapés miraculeux des derniers bombardements aériens sionistes contre les civils de la bande. Horreur indescriptible, infamie, mise en chaos et affliction dans le monde. La machine de guerre sioniste, dans la bande de Ghaza, en a voulu ainsi au grand dam des chartes et des résolutions de l’ONU. Les hostilités israéliennes sur la bande de Ghaza n’ont jamais été aussi violentes et flagrantes à la fois. Coupé entièrement du monde, sans le moindre moyen essentiel de survivance et sous silence pour le moins intriguant des pays arabes, le peuple palestinien de Ghaza continue à faire face seul aux affres d’Israël et où après près de 20 jours d’agressions barbares et immondes, à tout point de vue, cette dernière ne recule pas d’un iota, ni dissuade ses bombardements devenus très intenses et sans répit sur les civils dont les enfants et les femmes. «C’est le pire qu’on puisse imaginer ici», raconte un père d’une fillette sortie indemne d’un bombardement sioniste autour de l’hôpital de Chifa. Mais qui sont réellement ces miraculés, survivants à tous ces bombardements? Quel est leur histoire? Comment ont-ils pu échapper du trépas vers la vie ? La réalité est si atroce qu’elle invite à «réécrire» l’histoire de l’humanité. Tous ces martyrs, ces enfants, ces femmes punis et dont le seul tort commis est d’avoir refusé de quitter leur terre natale pour fuir les bombardements. Ils étaient obstrués et mis à l’écart du monde depuis vendredi 27 octobre, à 17h30, lorsque l’armée israélienne a commencé à pilonner la bande de Ghaza. Mais dans la nuit du 28 au 29 octobre, le réseau a commencé à revenir dans l’enclave palestinienne, privée depuis 36 heures d’Internet, de téléphone, d’électricité, et d’informations. Triste destin pour une famille palestinienne qui ne sait plus à quel saint se vouer. Rami vit à Ghaza, avec sa femme et son fils. Son premier message nous est parvenu à 5h41. « Tout a été coupé d’un seul coup. Tout le monde est paniqué parce qu’on se disait : bon, qu’est ce qui se passe ?
C’est la première fois. On n’a rien compris », raconte-t-il. « Ça pilonnait toutes les minutes. C’était trop fort, trop, trop fort, poursuit Rami. J’ai pris la main de mon enfant et ma femme, on s’est serré la main, en se disant adieu. On a dit: «C’est notre tour, on va partir en paix et d’une façon digne». Ça bombardait toute la nuit. « C’était vraiment l’enfer. Il n’y a pas de description à dire, à part l’enfer. Moi, j’ai vécu plusieurs guerres, mais là, c’est vraiment du jamais vu. La nuit était rouge. On ne voyait que du rouge et on n’entendait que des bombardements ». « On était coupé du monde. On ne savait pas qui est mort, qui était vivant, où est-ce que ça a tapé, où est-ce que ça bombardait? C’était vraiment ‘Ghaza-strophique’. Ce n’est pas catastrophique, c’est Ghaza, c’est une catastrophe. C’était vraiment l’enfer », appuie Rami. L’armée sioniste affirme avoir tué 55 hauts responsables du Hamas et beaucoup d’autres combattants islamistes. Elle précise avoir visé 450 cibles en 24 heures. Kamal Abou Fattoum, 47 ans, qui avait fui Ghaza-ville la semaine dernière vers le sud, y est retourné samedi matin pour découvrir que sa maison « a été endommagée » dans les raids de la nuit. « Je suis ensuite allé au camp de Chati pour prendre des nouvelles de ma sœur qui y habite et j’ai vu des destructions pires que celles causées par le tremblement en Turquie », dit-il en se référant au séisme dévastateur qui a fait plus de 50.000 morts dans le sud-est de la Turquie en février. « Les gens sont sous les décombres. Certains sont morts, d’autres sont encore en vie », ajoute-il. Alors que la situation humanitaire dans la bande de Ghaza, déjà catastrophique, ne cesse d’empirer, des déplacés ayant fui leurs maisons dans le nord du territoire, ont pillé samedi un centre de distribution de rations alimentaires de l’UNRWA, l’agence de l’ONU pour les réfugiés palestiniens, à Deir el-Balah, dans le centre du territoire. Des dizaines de Palestiniens sortaient des locaux l’un portant un sac de farine sur l’épaule, l’autre des bouteilles d’huile sous le bras ou encore des sacs de lentilles ou de sucre. « Si on n’était pas dans le besoin, on ne serait pas entré dedans. Le monde entier est contre nous », a lâché l’un d’eux en sortant du centre.

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