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Avec 184 voix sur les 193 États membres de l’ONU. L’Algérie au Conseil de sécurité

Une sacrée prouesse diplomatique algérienne. L’Algérie consolide sa place sur l’échiquier international. Elle a bénéficié d’un large consensus autour de son adhésion au Conseil de sécurité de l’ONU. A travers son élection au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU, l’Algérie requiert une unanimité sur son pouvoir de jouer un rôle extrêmement significatif sur les plans régional et international grâce à sa vision et ses positions inflexibles sur certains dossiers géostratégiques. Un large soutien international a été apporté à l’Algérie pour poursuivre sa contribution à l’instauration de la paix et de la sécurité internationales, la défense des causes régionales et internationales, le renforcement de la coopération internationale et la promotion du développement durable, des principes et des objectifs tracés par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune. Depuis que le président algérien a boosté les structures consulaires et diplomatiques et les ambassades à l’étranger ainsi que la désignation de nouveaux attachés chargés des questions économiques au niveau des ambassades afin de faire revenir au grand galop les investisseurs étrangers, promouvoir la « Destination Algérie », rehausser l’image du pays devant les instances internationales, rapprocher davantage les membres de la communauté nationale établie à l’étranger avec leurs ambassades et leurs familles en Algérie, et surtout et bel et bien arracher l’organisation des grands évènements internationaux, l’Algérie jouit d’une aura internationale incontestée. En plus son palmarès diplomatique a priori riche et fertile et ses contributions à dénouer les crises et les conflits régionaux et internationaux et faire face aux menaces mondiales communes telles que le terrorisme et le crime organisé, lui confèrent le droit de siéger au Conseil de sécurité. Ce qui fait de cette victoire le résultat logique d’un consensus international sur l’importance de son rôle sur les plans régional et international. C’est ce qui ressort des rapports des Nations unies et des organisations internationales des trois dernières années. Rapports qui classent l’Algérie comme un partenaire stratégique sérieux et un État qui contribue pour l’instauration de la paix et de la sécurité. L’élection de l’Algérie au poste de membre non permanent au Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2024-2025 reflète la solidité de son dossier qui comporte sa vision des relations internationales et se veut une caution des priorités qui y sont définies, notamment le renforcement des règlements pacifiques, la consolidation des partenariats, le soutien au rôle des organisations régionales, la promotion de la place de la femme et de la jeunesse dans les processus de paix et le renforcement de l’efficacité de la lutte internationale contre le terrorisme. Le mandat de l’Algérie au Conseil de sécurité, ne manque pas d’ambitions et d’engagement à l’effort international de dégager des solutions et de décisions notamment en ce qui concerne les revendications des pays de l’Union africaine (UA). L’Algérie qui est le porte-voix et l’interlocuteur de l’Afrique au Conseil de sécurité peut ainsi défendre les positions des pays membres de l’UA concernant certaines questions d’intérêt régional qu’il soit économique, social ou politique. Tout compte fait, l’une des revendications de l’Afrique consiste à la demande d’augmentation du quota de sièges des pays africains au sein de cette instance et contribuera à l’unification de la voix de l’Afrique pour un meilleur plaidoyer en faveur des questions prioritaires du continent et de ses aspirations légitimes. Cela a été souligné par le président de la République, M. Abdelmadjid Tebboune, dans de nombreuses occasions, à l’instar de la réunion du Comité des 10 (C10) de l’UA, chargé du dossier de la Réforme du Conseil de sécurité, tenu en février dernier à Addis- Abeba, où il a affirmé l’engagement de l’Algérie à «œuvrer sans relâche pour faire entendre la voix du continent et ses revendications légitimes, et réparer l’injustice historique qu’il a subie». Dans cette même démarche, le président de la République a plaidé pour le droit légitime du continent à obtenir deux sièges permanents au sein du Conseil de sécurité, et à porter sa part de représentativité au niveau des sièges non permanents au sein de cette instance de 3 à 5, conformément aux recommandations du «Consensus d’Ezulwini» et de la Déclaration de Syrte. L’Algérie a fait du processus de réforme du Conseil de sécurité international, une nécessité impérieuse, pour instaurer un système international plus représentatif, juste et équilibré, comme l’a déjà souligné le président de la République, au vu notamment du contexte international sensible marqué par des crises diverses et des répercussions portant en elles les prémices de nouveaux changements dans les rapports de force sur la scène internationale, alors que le continent africain reste exposé à de nombreuses menaces multidimensionnelles et multiformes qui affectent la paix et la sécurité, comme le terrorisme, la recrudescence des guerres, les changements climatiques et les crises alimentaires, énergétiques et sanitaires, le tout exacerbé par la propagation de la pandémie de coronavirus et le conflit russo-ukrainien. L’engagement de l’Algérie en faveur de la paix, en faisant prévaloir le dialogue, le règlement pacifique des crises et le principe de non-ingérence dans les affaires internes des pays – les exemples illustrant le rôle prépondérant de la diplomatie algérienne dans les questions régionales et internationales dans ce domaine, sont légion – lui permettra tout au long de son mandat au Conseil de sécurité de poursuivre sa démarche, à travers la contribution aux efforts visant la préservation de la paix et de la sécurité internationales, le soutien à la coopération internationale et le renforcement du rôle de l’ONU, afin de l’amener à assumer ses responsabilités envers les peuples palestinien et sahraoui.

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