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Augmentation exagérée des articles et accessoires de gâteaux. Adieu les traditions de l’Aïd !

A chaque fin de Ramadhan, c’est toujours pareil pour les ménages en quête de la meilleure affaire, surtout pour les matériels, ustensiles, articles et accessoires de gâteaux traditionnels. En effet, les amateurs de gourmandises ont remarqué une flambée des prix chez les vendeurs d’articles de pâtissiers où les produits proposés, à savoir, ont connu une augmentation exagérée et inexpliquée. Les vendeurs évoquent la hausse du prix de la farine, de la rareté de l’huile et de certains produits qui étaient importés pour justifier la cherté des articles dont certains ont vu leur prix doubler voire tripler, alors que les produits, à l’image de la farine et du sucre, sont soutenus par l’Etat. Cela s’est répercuté sur les prix affiché durant ce mois sacré de Ramadhan où les pâtisseries n’ont pas manqué d’afficher des ardoises salées pour les mille-feuilles et les produits artisanaux comme la «Chamia» et la «Baklawa» qui étaient cédées l’année dernière à 500 DA le kilogramme tandis que son prix a gagné 200 DA, durant ce Ramadhan. Cette augmentation a touché le reste des gâteaux, sans oublier les tartes aux fraises et les brioches qui sont passées de 15 à 25 voire 35 et 40 DA la baguette. Ainsi, la pièce de gâteau, que ce soit une tartelette garnie de fraises ou d’ananas, d’un pavé au chocolat ou tout autre forme de gâteaux, que seule l’ingéniosité des pâtissiers sache imaginer, est cédée à pas moins de 200 DA voire aller jusqu’à 500 DA dans d’autres pâtisseries qui se trouvent dans des endroits résidentiels. Pour les ménages, cette année, ne sera pas comme les autres et les dépenses vont chuter car les bourses ne permettent pas des folies avec tous les frais à dépenser durant ce mois où la consommation double. «Les prix des matières premières ont augmenté depuis belle lurette et nous sommes obligés de freiner les dépenses», déclare une dame qui se dit s’astreindre à quelques genres de gâteaux traditionnels.
De leur côté, les pâtissiers de la ville sont unanimes à répondre de la même façon quant à la hausse, relativement récente, des gâteaux. L’emballage aussi a augmenté sans oublier le sucre, les dérivés et l’huile, sans parler des amandes brutes et du chocolat. Enfin, d’autres diront qu’à ce rythme et au regard des charges, ils comptent carrément mettre la clé sous le paillasson et changer d’activité. Il en va de même pour les familles qui sont dans l’obligation de mettre de côté les traditions de l’Aïd et penser surtout aux frais quotidiens. A ce rythme, ce sera difficile de préserver nos patrimoines et nos us car les dépenses sont au-delà de la capacité des familles qui ne peuvent ni fabriquer des gâteaux à domicile, ni d’en acheter.

À propos Islam Rayan

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