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«Aucun doute sur le caractère criminel» des derniers feux de forêt. Qui sont ces pyromanes ?

«Crime contre la nature», c’est ce caractère qui pourrait être attribué au prochain “Procès des feux de forêt “ devenu très probable, au vu du ton ferme monté dans les discours officiels, condamnant les derniers feux de forêt. Tiendra-il lieu? Et quand? Pour l’heure, une “enquête” est en cours. La main “criminelle” a encore fait parler d’elle et de plus belle. Elle a frappé le tapis forestier national. Ce n’est assurément pas la première fois que les flammes incendiaires d’origine humaine ensevelissent des hectares estimables de terres fertiles en Algérie. Ce “phénomène”, a priori répétitif à longueur d’une seule année, méritait en effet d’être pris “très au sérieux” par les autorités centrales nationales. Force est d’admettre que le caractère “criminel” de ces incendies ne souffre, dès à présent, d’aucun amalgame. Tout compte fait, les nouveaux feux de forêt ayant secoué le pays, de surcroît en période “hors forte chaleur saisonnière”, interpellent une analyse. Lors des incendies de forêt, survenus à la fin de la dernière saison estivale, le président de la République, Abdelmajid Tebboune, avait ordonné de déclencher une “enquête” pour remonter aux tenants et aboutissants de ces incendies forestiers qui, rappelons-le, avaient ravagé des centaines d’hectares de végétal et de forêt. Mais comme le dit l’adage, “une fois n’est pas coutume” puisque le Premier ministre semble, avec les derniers incendies de vendredi et samedi, décidé à aller coûte que coûte dans la voie d’élucider cette affaire de “crime contre la nature” et pouvoir ainsi couper les forces du mal de leurs véritables racines. Au moins, 21 feux de forêt ont été enregistrés en 48 heures, selon un bilan rendu public samedi par la Protection civile. Ce qui n’est pas mince. Ces incendies ont touché, pas moins de neuf wilayas. Ces feux de forêt “simultanés” ont en effet de quoi susciter des interrogations d’autant plus que les pompiers ont réussi à dégager les corps de deux enfants de 02 et 04 ans, décédés dans l’incendie d’une habitation, à Chlef. Le Premier ministre, Abdelaziz Djerad, est catégorique. Ces derniers feux de forêt ne resteront pas sans châtiment. Pour lui, la piste de l’origine criminelle de ces feux de forêt se précise de plus en plus. Ces incendies de forêt, s’il était prouvé qu’ils étaient à caractère “naturel”, n’auraient pas eu à déclencher une cabale aussi vive et une forte réaction des services centraux de l’Etat. Par ce nouveau “précédent”, le patrimoine forestier perd des hectares inestimables mais le Premier ministre a très vite répondu: nous boiserons et reboiserons et chaque arbre détruit sera remplacé”. Djerad a affirmé, samedi à Tipasa, que les derniers feux de forêt qu’a connus l’Algérie et qui ont provoqué le décès de deux personnes dans cette wilaya, « ne laissent aucun doute sur leur caractère criminel ». « Lors de sa visite (dans la localité de Gouraya), le Premier ministre a déclaré que les incendies déclarés simultanément la nuit du vendredi 6 au samedi 7 novembre, aux alentours de plusieurs villes, ne laissent aucun doute sur leur caractère criminel », indique un communiqué des Services du Premier ministre. Le chef de l’exécutif, cité dans le communiqué, a soutenu que « le témoignage de citoyens de Gouraya confirme cette réalité ». Selon la même source, M. Djerad « a souligné que les auteurs de ces incendies et de destructions volontaires subiront le châtiment que leur réservent les dispositions pénales en vigueur dans notre pays, notamment les articles 396 et 396 bis » du code pénal. Le Premier ministre a lancé, à l’occasion, un appel aux citoyens pour « redoubler de vigilance et pour se mobiliser fortement pour la préservation des biens et des personnes et la sauvegarde de ce patrimoine national ». Il a rappelé, lors de sa visite, que « le problème des feux de forêt se pose avec acuité dans notre pays, du fait de son impact d’autant plus dévastateur qu’il intervient dans un contexte de rareté des forêts et de menaces de désertification, alors que nous ne possédons que 4,1 millions d’hectares de forêt, ce qui correspond à un faible taux de reboisement de 1,76% ». Pour M. Djerad, « la menace des feux de forêt est d’autant plus forte qu’ils sont récurrents et rapprochés avec un intervalle de retour de moins de 10 ans, entraînant des effets dévastateurs au plan écologique ». Les incendies meurtriers enregistrés ont par ailleurs, des conséquences écologiques désastreuses, à l’instar de la déforestation, la destruction du couvert végétal, l’effondrement de la biodiversité, ou encore l’assèchement des sols, la diminution des ressources en eau et la pollution de l’air », a-t-il ajouté. Il a salué, dans ce contexte, les « prouesses » accomplies par les principaux acteurs en charge de la mise en œuvre du dispositif national de prévention et de protection contre les incendies de forêt, à savoir la protection civile, responsable de la lutte contre la propagation des incendies et les services forestiers en charge des opérations de protection et d’aménagement ainsi que les communes, les services des travaux publics, les services agricoles et d’autres intervenants pour « contenir la catastrophe ».

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