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Assassinat de Ali Tounsi. Pas de réexamen des preuves

L’affaire de l’assassinat de l’ex-DGSN Ali Tounsi n’a pas encore livré ses secrets. Une affaire qui semblait au début sombre et non élucidée pour les médias et les spécialistes mais qui commence à connaître son épilogue. Seulement voilà, un réexamen de preuves et de l’arme de crime a été demandé par la défense. Oultache, rappelons-le, a été accusé de l’assassinat du l’ex-DGSN mais il plaide toujours son innocence. Il avait introduit un appel au jugement, rendu en février 2017, le condamnant à la peine capitale. L’affaire subit un nouveau rebondissement. Alors que la piste de l’acte de mort sans l’intention de la donner refait surface à la faveur de la demande de réexamen de preuves de la défense, le tribunal correctionnel d’Alger tranche définitivement. Pas de réexamen de preuves. Il affirme que l’expertise judiciaire ne doit pas être remise en cause. La présidente du Tribunal correctionnel près la Cour d’Alger a refusé, jeudi, la demande de la défense de Chouaïb Oultache, accusé de l’assassinat de l’ancien Directeur général de la Sûreté nationale Ali Tounsi, d’un « réexamen des preuves et de la pièce à conviction », affirmant que « l’expertise réalisée n’a pas à être remise en cause ». La défense a demandé le réexamen de l’expertise judiciaire et des procès-verbaux de constat dans cette affaire, notamment l’arme du crime. Dans sa plaidoirie, l’un des avocats a demandé le réexamen des preuves par la police spécialisée, arguant que les étuis de balles, présentés en tant que preuves lors de l’audience, « ne sont pas à Oultache », ce à quoi la présidente a rétorqué : « Je ne remets pas en cause l’expertise faite et il est inconcevable de tester l’arme du crime dans la salle ». Par ailleurs, le procureur général s’est contenté d’interroger l’accusé sur les faits et les déclarations faites lors de l’enquête et le procès de reconstitution du crime. Chouaïb Oultache avait nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, affirmant qu’il lui était impossible de préméditer le meurtre de son ami et frère, en l’occurrence Ali Tounsi. « Il n’y avait entre nous aucun différend qui m’aurait amener à commettre un crime pour un marché », a-t-il déclaré. Et d’ajouter : « Je n’avais aucune intention de tuer Ali Tounsi et tout s’est passé très vite. Je n’avais sorti mon arme qu’après avoir eu la certitude qu’il (Ali Tounsi) allait m’attaquer avec un coupe-papier. Je l’avais d’abord averti en tirant en l’air, mais comme il ne s’est pas arrêté, j’ai dû tirer quatre autres balles sur sa main et non pas sur sa tête comme ça été rapporté ». L’ex-chef de l’unité aérienne de la DGSN est poursuivi pour « homicide volontaire avec préméditation, tentative de meurtre et possession d’arme à feu de 4e catégorie sans autorisation, dans l’affaire de Ali Tounsi, assassiné le 25 février 2010 dans son bureau, au siège de la DGSN. Le tribunal criminel près la Cour d’Alger avait prononcé, le 27 février 2017, la peine capitale contre Chouaïb Oultache.

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