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Arzew. La culture, un manque vivement ressenti

Le Covid-19 et l’oisiveté, des facteurs qui ont contribué à faire de nos enfants et jeunes des citoyens sans préoccupations, affirment des sociologues qui regrettent le manque d’activités culturelles, dans la ville gazière d’Arzew. Comme le programme des études offre des jours creux, les parents se casse la tête pour aller occuper et divertir leurs enfants, mais un petit tour d’horizon dans la ville nous mène à une réponse désastreuse pour les enfants, à savoir qu’il n’y a pas où aller se divertir sinon dépenser de l’argent pour sortir de cette bourgade. D’ailleurs, il ne faut pas perdre de l’énergie où se tracasser la tête pour sortir avec une synthèse bien réfléchie, à savoir que le quartier a été construit sans que les décideurs aient pris en considération que nos enfants doivent vivre un moment de divertissement. Et pourtant, la ville d’Arzew a connu divers projets d’expansion, mais sans pour autant penser à créer une activité culturelle. D’ailleurs, on ne trouve que les salles de fête comme lieu de divertissement, sauf que ces dernières sont réservées aux fêtes de mariage. L’absence de progrès sur la voie du développement des structures d’accompagnement confirme les appréhensions des parents: «Il n’y a aucune chance que nos enfants puissent devenir à l’avenir des musiciens, artistes ou peintres ou qu’ils puissent atteindre leur objectif», a déclaré un parent d’élève. Et d’ajouter : «Face à ce constat, nous ne pouvons pas rester sans agir. Nous devons sonner l’alarme et mobiliser la volonté politique afin de nous assurer que le droit à une vie agréable et digne de tous les enfants soit respecté». A l’image de tous les quartiers de la ville, celui appelé Zabana n’offre que des scènes désolantes d’une population qui ne sait qu’occuper les coins des immeubles car rien n’est offert en revanche. Des scènes des plus désolantes lorsqu’on constate que les entrées d’immeubles sont occupées par des enfants qui cherchent désespérément un moyen de loisir. D’ailleurs, devant l’existence du béton un peu partout, ces enfants finissent par admettre que leur quartier n’est pas fait pour bien vivre mais pour dormir. N’ayant que ces lieux pour passer la journée, ils finissent par être pourchassés par des femmes et des hommes qui cherchent la tranquillité. Or, pratiquer les jeux habituels n’est pas aussi une solution durable car parfois cela tourne au vinaigre entre des gamins qui n’ont même pas un lieu adéquat pour se débarrasser de toute l’énergie qu’ils recèlent. Enfin, en attendant que les autorités locales daignent jeter un œil dans les parages, c’est la routine qui prend le dessus mais aussi un tas de maux sociaux qui risquent de naître.

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