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Approvisionnement du marché en produits de base durant le Ramadhan. Contrôle quotidien rigoureux

Comment sera le pouvoir d’achat durant le Ramadhan 2023? Sera-t-il semblable aux précédents? Va-t-il déroger à la «règle», dictée par les spéculateurs,  et qui veulent que les prix montent? Aussi, avec quel état d’esprit le consommateur abordera-t-il le mois solidaire de l’année? Pas difficile de répondre, tant l’arsenal de mesures draconiennes qui est annoncé par l’Etat algérien pour le mois de Ramadhan qui s’annonce dans quelques semaines, dans le cadre de la lutte contre la spéculation et les monopoles, est tellement hautement significatif et caractéristique d’une lutte généralisée et sans pitié aucune des pouvoirs publics algériens dans ce domaine. L’Etat promet en effet une lutte «intensifiée», «implacable» et «sur tous les fronts», afin de permettre aux citoyens un accès équitable et transparent aux produits de consommation de base sur le marché local qu’ils désirent acheter. Comment? Tout d’abord, il est utile de souligner que les contrôles du marché seront «au quotidien» et «permanents». En plus du dispositif «minutieux» de veille, enclenché en pareille échéance sacrée sur instructions du Président de la République, Abdelmajid Tebboune, les sanctions en cas de fraude et infraction seront cette fois sans appel. Les spéculateurs qui sont dans l‘œil du cyclone, devront, ce faisant, réfléchir mûrement par quatre fois, avant d’oser toucher au pouvoir du cas du citoyen lambda. L’utilisation officielle du qualificatif, relatif aux «agissements de bandes qui portent atteinte à la stabilité sociale», a de quoi en effet refléter et mesurer la grande volonté et la détermination de l’Etat algérien de venir à bout des phénomènes de monopoles illicites et de la spéculation. Aujourd’hui, force est d’admettre que l’espoir nourri par les Algériens de renouer une bonne fois pour toutes, avec une «accalmie des prix», pas seulement durant les Ramadhans mais durant toute l’année, n’est guère une utopie mais une réalité palpable à travers les mesures qui traduisent l’engagement de l’Etat à poursuivre dans sa démarche légitime qui consiste à mettre les citoyens dans des conditions de stabilité sociale. La création d’un dispositif de veille, chargé de contrôler et de réguler quotidiennement l’approvisionnement du marché en différents produits de base, intervient dans le prolongement des efforts et de la détermination de l’Etat à lutter contre le phénomène du monopole et de la spéculation, en mettant la fin aux agissements des bandes qui portent atteinte à la stabilité sociale. A cet égard, le Président de la République, M.Abdelmadjid Tebboune, a ordonné lors de la réunion du Conseil des ministres qu’il a présidée, lundi, « la création, cette semaine, d’un dispositif minutieux de veille, en coordination entre les ministères de l’Intérieur, de l’Agriculture et du Commerce, chargé de contrôler et de suivre quotidiennement l’approvisionnement du marché en différents produits de base, exploités désormais par des bandes pour attenter à la stabilité sociale ». Le Président de la République a ainsi souligné que « la réduction de la facture d’importation ne doit pas se faire au détriment des besoins du citoyen, mais plutôt en tenant compte de la disponibilité de la production nationale, quantitativement et qualitativement ». Le Président a mis l’accent sur la nécessité « d’intensifier les systèmes d’alerte et de contrôle, à commencer par les cités, les villages et les hameaux, en impliquant les autorités locales de manière à contrôler les prix des produits de base et approvisionner les marchés, tous types confondus ». Il s’agit de mesures qui devront connaître leur apogée durant le prochain mois sacré. L’Etat a résolument sa feuille de route pour barrer la route aux spéculateurs de tous bords qui ont l’habitude de rebondir du poil de la bête durant cette échéance sacrée qu’est le Ramadhan. Cela démontre toute l’importance accordée par l’Etat à la préservation du pouvoir d’achat des citoyens, victimes des supercheries et de pratiques sans loi et sans foi durant ce mois dé piété. Des pratiques malsaines manifestes perpétrées d’une manière récurrente par des bandes qui créent des dysfonctionnements dans l’approvisionnement du marché. Ces mesures s’inscrivent également dans le prolongement de celles déjà prises lors du Conseil des ministres, en janvier dernier, au cours duquel le Gouvernement a été instruit, en prévision du mois de Ramadhan, de poursuivre la lutte contre la spéculation tout au long de l’année et en dévoilant les spéculateurs et leurs plans à l’opinion publique. Il s’agit aussi d’encourager les agriculteurs à vendre directement aux citoyens, tout en leur affectant des espaces provisoires dédiés à cette activité lors du mois sacré. La détermination de l’Etat à combattre la spéculation et protéger le pouvoir d’achat, s’est traduite par la promulgation, fin 2021, d’une loi relative à la lutte contre la spéculation illicite, prévoyant des peines d’emprisonnement allant de 03 à 30 ans de prison et des amendes financières pouvant atteindre 02 millions de dinars. Le texte note que l’Etat prend en charge l’élaboration d’une stratégie nationale pour assurer un équilibre au niveau du marché, par le biais notamment de la stabilisation des prix et la restriction de la spéculation illicite à l’effet de préserver le pouvoir d’achat. La loi précise que la spéculation illicite concerne « tout stockage ou rétention de biens ou marchandises visant à provoquer une pénurie ou une perturbation des approvisionnements au niveau du marché et toute hausse ou diminution artificielle des prix des biens ou marchandises ou des billets de banque de manière directe ou indirecte ou par le biais d’intermédiaires ou le recours à des moyens électroniques ou toutes voies ou moyens frauduleux quelconques ». Il s’agit aussi de « la diffusion de nouvelles ou d’informations fausses ou calomnieuses propagées, sciemment, dans le public afin de provoquer une perturbation du marché et une hausse subite et non justifiée des prix, le recours à des offres sur le marché pour provoquer des perturbations des prix ou le dépassement des marges de bénéfice fixées par la loi, la présentation d’offres de prix supérieurs par rapport à ceux pratiqués par les vendeurs habituellement, l’exercice, individuellement, collectivement ou par entente, d’une action sur le marché dans le but de bénéficier d’un gain ne résultant pas, de façon naturelle, de l’offre et de la demande, le recours à des manœuvres visant à la hausse ou à la baisse de la valeur des billets de banque ». La loi stipule dans son chapitre relatif aux dispositions pénales que la spéculation illicite est punie d’un emprisonnement de 03 ans à 10 ans et d’une amende de 1.000.000 DA à 2.000.000 DA. La peine d’emprisonnement de 10 ans à 20 ans et l’amende de 2.000.000 DA à 10.000.000 DA concernent la spéculation sur les céréales et leurs dérivés, les légumes secs, le lait, les légumes, les fruits, l’huile, le sucre, le café, les carburants et les produits pharmaceutiques.

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