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APN. Loi de Finances 2024 et diaspora

La diaspora algérienne installée à l’étranger a affiché son optimisme par rapport à la problématique d’investissement en Algérie en dépit de quelques atermoiments surtout après la suppression de la règle 49/51 et la promulgation du nouveau code de l’investissement, selon leurs représentants que sont les députés rencontrés en marges de cette plénière consacrée aux débats relative à la loi de Finances 2024. Ils se plaignent surtout des lourdeurs bureaucratiques et de l’opacité entourant l’acquisition de biens surtout concernant le marché parallèle de devises. La Loi de Finances 2024 actuellement en débat au niveau de la chambre basse avant son adoption consacre le montant global alloué au portefeuille des programmes du ministère des Transports à 73,48 milliards Da en tant qu’autorisation d’engagement et 69,40 milliards Da en tant que crédits de paiement, répartis selon les programmes. Parmi ces programmes, il s’agit du programme de mobilité et de logistique pour l’amélioration des performances du transport ferroviaire, développer le transport urbain collectif ainsi que les conditions de déplacement, outre le programme de la marine marchande et des ports, le programme de l’aviation et de la météorologie, ainsi que le programme de gestion générale qui vise notamment à développer et renforcer les ressources humaines, la formation et la numérisation des activités du secteur. Ces programmes comprennent, selon les dispositions de la loi, plusieurs projets visant à renforcer la sécurité dans les aéroports nationaux par l’acquisition de scanners et de systèmes de surveillance vidéo, ainsi qu’une étude d’extension de la station aérienne de l’aéroport de Tamanrasset pour en faire un point de transit international, une étude pour la construction d’une nouvelle station aérienne à l’aéroport d’Oran, une étude d’extension de la station aérienne de l’aéroport de Tébessa et la rénovation et la réhabilitation des deux stations aériennes des aéroports de Béjaïa et Béni Abbès. Pour ce qui est de dépenses, celles-ci ont augmenté par rapport à 2023 pour couvrir l’augmentation des salaires ainsi que le programme de recrutement visant à remédier au manque de personnel que connaît le secteur. Les dépenses d’investissement ont connu une hausse significative par rapport à 2023, la priorité ayant été accordée à l’année 2024, dans l’enregistrement de nouveaux projets pour l’entretien du réseau ferroviaire, du tramway et du téléphérique, ainsi que pour le renforcement de la sécurité dans les aéroports nationaux. Quant aux dépenses de transfert, le montant global qui leur est alloué a été estimé à 25,75 milliards (mds) de DA contre 10,5 milliards de DA en 2023, destiné à couvrir les dépenses de contribution de l’Etat au titre des incidences du service public. Le montant de 10 mds de DA est destiné à Air Algérie pour couvrir la différence entre le prix réel des billets et le prix imposé par les autorités publiques sur les lignes intérieures, outre la couverture du déficit enregistré au niveau des vols réguliers vers les pays africains et internationaux, ainsi qu’un montant de 500 millions de DA destiné à couvrir la différence entre le prix réel des billets et le prix imposé par les autorités publiques sur les lignes intérieures opérées par Tassili Airlines. Quant à la société nationale des transports ferroviaires, elle bénéficiera d’une contribution d’un montant de 15 mds de DA destinée principalement à l’entretien des infrastructures, notamment des lignes ferroviaires et des installations techniques, ainsi que des équipements de sécurité tels que les signalisations et les équipements de communication et de gardiennage. Par rapport aux dispositions de la dite loi de Finances et les préoccupations de notre communauté installée à l’étranger, les députés du FNA Laanani Saïd, Tewfik Khedim du MSP et Rahmani Fares représentant nos compatriotes à l’étranger, plus précisément, en France et en Angleterre, rencontrés dans l’hemicycle, étaient catégoriques concernant les dispositions de la loi en débats et les préoccupations de la diaspora. Ces élus étaient catégoriques concernant le volet habitat et logement, le transport et les banques et surtout l’investissement en Algérie. Pour nos 03 interlocuteurs, pourquoi est-il si compliqué d’acheter des biens à l’étranger plutôt qu’en Algérie et pourquoi sommes-nous dans l’obligation de faire face aux lenteurs administratifs et aux entraves bureaucratiques.

À propos NADIRA FOUDAD

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