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APN. Le projet de loi de Finances 2024 soumis pour examen

Dans un hémicycle quasi vide, les parlementaires ont rendu un vibrant hommage à la résistance palestinienne avant d’entamer les débats sur le projet de loi de Finances 2024 par plaider en faveur du soutien à la catégorie défavorisée et par l’accélération du processus de Numérisation. L’élaboration du PLF-2024, intervenait dans « un contexte international et régional marqué par un état d’expectative, ajouté aux pressions inflationnistes observées dans la plupart des économies du monde, n’a cessé de marteler, hier, le premier argentier du pays lors de la soumission du projet de loi en cette plénière pour examen puis adoption. Néanmoins, l’initiateur du projet reste optimiste puisque l’alarmisme n’est pas de rigueur mais par contre il est fait état de mesures visant à améliorer le pouvoir d’achat des citoyens dans l’avant-projet de loi de finances pour l’exercice 2024. En dépit de ces orientations sur la dimension de solidarité de l’Etat qui est un principe constant, et aussi en dépit de ces injonctions concernant la revalorisation de la pension de retraite en cette conjoncture émaillée par l’amenuisement du pouvoir d’achat des ménages et le maintien de l’inflation, la loi de Finances doit être un catalyseur pour atténuer le choc macro-économique pour mettre en place des mécanismes de soutien à la catégorie défavorisée mais surtout pour offrir les moyens adéquats pour permettre le sursaut accompagné d’un bond qualitatif et un vrai redémarrage de l’économie algérienne. Ceci est plausible si on prend soin de la dimension sociale et humaine en cette conjoncture particulière d’après crise sanitaire. Voilà en somme la quintessence des dispositions de la loi de Finances 2024 exposées, hier, par le premier argentier du pays devant les élus de la chambre basse en ces travaux de cette plénière pour examen avant son adoption. Les mesures pour les particuliers s’élèveront à 18 Md€ en 2024, dont 14 Md€ au titre des pensions de retraite. Les retraites seront revalorisées de 5,2% au 1er janvier 2024 et les minimas sociaux de l’ordre de 4,6% au 1er avril. Les débats étaient focalisés, hier, sur la préservation du pouvoir d’achat des ménages algériens. Le développement rural et local a focalisé les débats du fait que la collectivité locale baigne dans un vrai marasme devant le statu quo qu’opposent les responsables aux doléances des citoyens. Lors des travaux de la plénière d’hiver, les députés ont comme à l’accoutumée tiré la sonnette d’alarme sur la non satisfaction des exigences des citoyens pour leur permettre de vivre dignement. Le budget de l’Etat pour l’année 2024 est réparti, selon la nature des dépenses, sur les dépenses dédiées aux personnels, de l’ordre de 5.155,67 milliards de DA, dépenses de gestion des services 632,87 milliards de DA, dépenses d’investissement estimées à 2.894,58 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 2.809,36 milliards de DA de crédits de paiement, soit 18,9% et 18,4% respectivement du total des crédits du budget. S’agissant du nouveau programme d’investissement public, l’enveloppe budgétaire prévue pour l’année 2024 dédiée aux nouvelles opérations est estimée à 2.405,33 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 1.356,57 milliards de DA de crédits de paiement. L’autorisation d’engagement consacrée aux nouveaux programmes prévoit principalement, à hauteur de 92%, neuf (9) portefeuilles, à savoir l’Habitat (51,1%), les Travaux publics (12,4%), l’Hydraulique (7,8%), l’Éducation (7,5%), la Santé (3,4%), la Justice (2,9%), l’Enseignement supérieur (2,5%), les Transports (2,4%) et l’Agriculture (2,3%).Par ailleurs, les affectations prévues pour l’année 2024 à la réévaluation des opérations en cours de réalisation ont atteint 489,25 milliards de DA d’autorisation d’engagement et 396,82 milliards de DA de crédits de paiement. L’opération de réévaluation à hauteur de 92,6% est aussi prévue pour six (6) portefeuilles, à savoir les Travaux publics (49,3%), l’Habitat (16,7%), la Santé (11%), l’Hydraulique (7,9%), l’Education (5,1%) et la Jeunesse et des Sports (2,7%). Ces affectations sont proposées pour réévaluer les opérations en cours de réalisation, notamment celles ayant fait objet de dégel, selon la présentation du ministre. Le débat général autour du PLF 2024 se poursuivra, aujourd’hui mardi, avec la programmation, demain mercredi, des interventions des présidents des groupes parlementaires, suivies de la réponse du représentant du gouvernement, le ministre des Finances, aux préoccupations des députés soulevées lors de ces 03 journées.

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