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Alors que 50 milliards de cts ont été dépensés. Les décharges sauvages sont toujours là

La wilaya d’Oran, à travers la quasi-totalité de son territoire, est loin d’être une région des plus propres. Cela se passe au vu et au su de tous les responsables locaux qui sont appelés à donner une image radieuse de la wilaya qui s’apprête à organiser les Jeux méditerranéens. Les raisons ne sont que les détritus qui forment les décharges sauvages et qui sont un peu partout. Dans les accotements des routes, dans les forêts, au niveau de zones industrielles, ces décharges sont devenues un élément ordinaire du paysage local. Des cris d’alarme et de détresse ont été lancés, en vain. Et ni les assises sur l’environnement, ni les opérations de nettoyage et de volontariat, n’ont pu venir à bout de l’insalubrité, de l’incivisme et des comportements anti-environnementaux qui y sévissent. Et pourtant, l’Etat a alloué des sommes colossales pour éviter ce désagrément à la population. En effet, 50 milliards de centimes ont été dépensés, dans l’objectif de remettre la ville à neuf et redonner à El Bahia son lustre d’antan. Malheureusement, cette somme faramineuse n’a pas été suffisante pour réussir à donner un éclat à la capitale de l’Ouest.
D’ailleurs, une tournée dans la ville montre à quel point le laisser-aller est généralisé et flagrant. On ne peut pas passer par un quartier de la ville sans être gêné par les odeurs nauséabondes des décharges sauvages qui naissent après le cumul de jet de déchets. Même les nouvelles agglomérations vivent le même embarras, alors que ces cités ne sont que récemment habitées. Le sinistre est là : un décor hideux en plein centre-ville agresse la vue des citoyens et des visiteurs. A la cité AADL Ahmed Zabana, la décharge est énorme à cause de ses tonnes d’immondices et déborde des deux côtés de la chaussée pour la rétrécir et la réduire à une voie unique, rendant les croisements et les dépassements impossibles. Cette niche à ordures menace la santé des habitants et des apprenants, petits enfants dont l’école est située juste à côté de la décharge. Son éradication est tout indiquée avant qu’il ne soit trop tard, surtout qu’on y trouve toutes sortes d’immondices et de détritus, sans parler des mauvaises odeurs, de la présence de rats, de reptiles et de chiens errants. En fait, les deux principales routes menant à la cité sont transformées en de véritables décharges sauvages où sont jetés pêle-mêle, gravats, ordures ménagères et déchets. Devant les dangers qui pourraient provenir de ce dépotoir sauvage, les services d’hygiène de l’APC n’agissent que si les autorités gouvernementales viennent pour visiter le site, comme ce fut le cas récemment, sinon la situation risque d’empirer.

À propos Islam Rayan

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