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Alléger le fardeau du citoyen

Toute hausse des salaires, ne serait-ce qu’un sou, serait la bienvenue, si et seulement si, elle ne sera pas, tout de suite, suivie par une contre hausse des produits consommation de première nécessité. Ce jeu infernal et par la même occasion, ludique a, tout le temps, été utilisé comme un stratagème par les gouvernements successifs. C’est un peu pour occuper momentanément, les citoyens par des faux problèmes, surtout lorsque les augmentations de salaires sont de facto suivis d’autres hausses des prix des produits de larges consommations. Ce que les hausses de salaires font, comme bien, il sera, tout de suite, détruit par les hausses des prix. Donc, l’utile est joint à l’agréable. Politiquement parlant, les augmentations des prix servaient, tout de même, à vider les poches des citoyens et créer ainsi, cette situation de dépendance, conséquente au besoin, vis-à-vis des pouvoirs publics. Ce jeu ne cessait pas, depuis que la baguette de pain se vendait à 80 centimes, pour arriver progressivement, 40 ans après à 10 dinars, soit 12 fois le prix d’antan. Le gouvernement avançait toujours, le prétexte de l’inflation, en vue de justifier sa politique des salaires et des prix des denrées nécessaires. Les augmentations de prix ; cela voudrait dire augmentation des impôts, le moyen privilégié pour renflouer les caisses de l’Etat et trouver de quoi régler les salariés. Au lieu de ça, il aurait été préférable de procéder à la mise en ordre dans ce foutoir, où rien ne marchait, là où aucune règle n’est appliquée ou respectée. Notre conception de la nouvelle république se basait, essentiellement, non par la reprise des anciens clichés comportementaux, devenus par la force des mauvais plis honnis, mais une mise en ordre de tout le système structurel de l’État algérien, et s’attaquer par la même occasion à la situation de désordre généralisé caractérisant, le système institutionnel de l’Etat de l’avant Hirak 2019. Justement, pour ne pas créer un effet de boomerang et ne pas recommencer les échecs qui ont été désolants pour le pays, à plus d’être titre, Il faudra, repenser les principes de la gestion du pays sur tous les points de vue. Ce n’est pas une mission aisée pour la nouvelle équipe dirigeante, depuis moins d’un an d’un pays, presque en ruine, …Nous attendons impatiemment, les fruits de cette nouvelle politique dans quelques années. Mais avant, cela, ça ne serait pas une mauvaise idée de vouloir constater les stratégies adoptées à cet effet.

À propos Abdelkader Benabdellah

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