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Algérie Poste à Mostaganem. Les services laissent à désirer

Ces derniers temps à Mostaganem, les services d’Algérie poste ne suivent pas la dynamique du développement local ni l’évolution de la société. Des services qui continuent à ne pas répondre aux besoins de la société. Entre retraits d’argent, vente de timbres, envoi de mandats, paiements de factures, distributeurs de billets et distribution de courrier, les services de la poste s’éloignent de la cohérence et de l’homogénéité attendues dans les changements préconisés dans le pays. La tendance de la modernisation de cette structure n’est pas en conformité avec la réalité des services dans les différentes agences à Mostaganem. Les clients des postes et télécommunications de la wilaya assistent souvent à des traitements inappropriés et voient leur statut de client faussé. Les raisons de l’incohésion dans certaines agences est due, probablement, au fait que les responsables ne voient jamais la réalité du terrain. Au vu des désagréments constatés, nous nous sommes intéressés pour mener notre enquête interviewant des habitués aux services des PTT. A ce titre un sexagénaire se confie à nous assurant qu’à l’ère de la numérisation, demander un carnet de chèques c’est la croix et la bannière. Le demander c’est remettre à un préposé de guichet le talent du spécimen de demande sans obtenir d’accusé. Il dira que le pire c’est qu’il faut attendre plus de six mois pour l’obtenir sans qu’aucune réclamation n’est recevable. Une dame retraitée nous explique qu’Algérie Poste devait être aux antipodes des services mais ce n’est guère le cas. « Souvent, dira-t-elle, c’est le chaos dans certaines agences, les jours de retrait des pensions de retraites ». De poursuivre ‘’ Aujourd’hui on doit attendre une demie journée pour être payé au moment de l’affluence des agences avec quatre guichets qui fonctionnent avec un seul agent. Ceci, naturellement, est inacceptable car cela crée de la tension dans les agences’’. A la sortie d’une agence un vieil homme s’insurge à cause des mauvais traitements générés par le manque de personnel les jours de paie. D’autres nous parlent des distributeurs qui font des siennes très fréquemment et ne comprennent pas pourquoi il n’y a pas d’orientation écrite sur les guichets, certains s’interrogent sur la crise des timbres fiscaux, d’autres ne voient pas les raisons pour lesquelles des courriers même sur des distances très courtes tardent tellement. Pour exemple, on nous informe qu’une lettre postée au centre-ville a mis 33 jours pour arriver à Tigditt. Quelques-uns ne s’expliquent pas la disparition des facteurs. Un jeune nous parle des appareils de tickets qui sont gérés par des agents dont l’appartenance est non identifiable, il dira que c’est pour préserver l’ordre mais pour le cas des personnes aux besoins spécifiques il y a à boire et à manger. L’absence des registres de doléances est un indicateur de l’insouciance des responsables, il finira par dire que lors des coupures d’électricité les agences ne sont même pas dotées de groupes électrogènes. Des situations pareilles sont fréquentes et doivent attirer l’attention des responsables par des inspections régulières.

À propos CHAREF KASSOUS

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