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Algérie: Maintenir la dimension sociale

Le social reste toujours pour les finances de l’Etat un lourd tribut à s’acquitter. Il absorbe une grande partie des budgets de l’Etat, sans une contrepartie palpable. Le but de ces charges insoutenables, mais impératives, est de maintenir, non sans quelques vibrations sismiques de temps à autre, la paix sociale, qui assure pour sa part la stabilité politique du pays et de l’Etat et par conséquent maintenir la pérennité du régime politique en place. Le social est-t-il un droit citoyen ou une faveur, à l’endroit d’une catégorie de citoyens? Et bien, le social est un droit pour chaque citoyen ayant ce droit, tant qu’il en sera dans la nécessité, en raison de son statut social. Bien que l’on soit loin de l’idéal rêvé, c’est néanmoins, l’unique façon d’en assurer un équilibre social. La politique interne de l’Algérie, et ce, depuis l’indépendance du pays, était favorable à une prise en charge sociale du peuple algérien. Cette tendance était justifiée par le fait que la majorité des algériens ont vécu dans une privation presque totale, pendant toute une nuit coloniale ayant dépassé le siecle. En même temps, une minorité de colons jouissait des biens du pays. Donc, la politique interne, notamment, celle optée par le regretté président Boumediene, était farouchement sociale. Je ne crois pas qu’il pourrait avoir un autre pays ayant «chéri» ses pauvres comme l’avait fait le président Boumediene. Cette politique sociale allait se renforcer et s’assumer surtout après la nationalisation des hydrocarbures… Après la nationalisation et la rente faramineuse des hydrocarbures, l’Algérie allait devenir un pays riche. Et bien oui, très riche. Il faudrait attirer l’attention sur le fait que les groupuscules mafieux, maîtres incontestés de la spéculation et de la pénurie, qui ont foutu la pagaille dans le pays, n’étaient pas encore nés. Cette richesse va être soigneusement investie d’abord dans des mégaprojets d’industrialisation et par la même occasion renforcer le secteur social. Il fallait que l’algérien goutte savoureusement, les fruits d’une indépendance chèrement acquise. Le hic, c’est que même les traîtres d’hier, en avaient vachement profité. Venu le début des années 1990 et ses soubresauts inattendus, l’on commençait à dire bye bye au social ou du moins dans sa forme des années 1970. Déjà l’on entamait à parler un jargon jamais entendu auparavant: FMI, rééchelonnement de la dette etc.… C’est quoi juste ça? L’on se rendit compte, enfin, qu’il y avait une catégorie «d’algériens» introduite dans les arcanes du pouvoir qui voulait justement nous mettre, par ce procédé satanique, sous la tutelle de l’étranger.

À propos Abdelkader Benabdellah

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