Accueil » SPORT » Algérie 0 – Tanzanie 0 (Eliminatoires CAN 2023). Pas de grand chelem pour les Verts

Algérie 0 – Tanzanie 0 (Eliminatoires CAN 2023). Pas de grand chelem pour les Verts

Alors qu’une victoire lui aurait assuré un bilan parfait et un record de 18 points sur les 18 mis en jeu, la sélection nationale s’est contentée d’un nul blanc, jeudi soir à Annaba, face à la Tanzanie. Une parité qui laisse un goût d’inachevé aux Verts de Djamel Belmadi mais qui a fait le bonheur de l’adversaire, qualifié pour la 3ème fois de son histoire à la CAN, grâce en partie à son staff technique algérien guidé par Adel Amrouche. Alignant une équipe bis avec comme capitaine le défenseur central Aïssa Mandi et comme « cadres » Zorgane et Tougaï qui totalisent à eux deux seulement 19 sélections, Belmadi a choisi de lancer Mandréa (4 sélections), Bouanani (3 sélections), Chaïbi (3 sélections), Guitoun (2 sélections), Abdelli (2 sélections), Kadri (2 sélections), Aït-Nouri (1 sélection) et Mahious (1 sélection) pour cette joute face aux Taïfas Stars. La première véritable occasion était, cependant, en faveur des Tanzaniens grâce à Mzize, mais son puissant tir à bout portant a été détourné en corner par Mandrea (29’). Malgré une bonne maîtrise de ballon, les Algériens ont attendu les dernières minutes du premier half pour inquiéter le dernier rempart tanzanien. Il y a eu, d’abord, ce tir à ras-de-terre de Chaïbi, qui a frôlé le poteau droit (40’) ou encore cette reprise de tête de Guitoun, sur un centre de Bouanani, mais son ballon a raté de peu la transversale (45’). Supérieurs techniquement, les jeunes algériens ont dominé leurs vis-à-vis, acculés dans leur dernier retranchement. Les Verts étaient proches de l’ouverture du score, mais ni Bouanani (59’), encore moins Abdelli par deux fois (60’ et 64’) n’ont réussi à trouver la faille, alors qu’ils avaient de bonnes opportunités. Malgré les rentrées des cadres, Mahrez, Benrahma, Amoura, Boudaoui et Zerrouki, les Verts ont eu du mal à faire sauter le verrou tanzanien, dont les joueurs se sont regroupés derrière pour défendre leur cage et garder précieusement ce point synonyme de qualification à la CAN ivoirienne. Sans réelle inspiration sur l’herbe d’un stade du 19-mai 1956 qui affichait plus de 56.000 supporters, l’EN a aussitôt ce match terminé, regagné Constantine où elle poursuivra son stage en prévision de son choc face au Sénégal ce mardi à Dakar, en amical. Toujours sur la défensive, le patron technique des Verts a, par ailleurs, défendu son bilan et balayé d’un revers de main le scepticisme de certains.

Belmadi: «Il y a eu des imperfections»
«Nous sommes qualifiés en Coupe d’Afrique des Nations, et ça n’a pas toujours été une évidence! Ces dernières années, ça n’a pas toujours été le cas. 16 points sur 18 et on dit qu’il y a un petit peu le feu dans la maison, il ne faut pas avoir la mémoire courte» a, ainsi, lancé d’emblée Belmadi lors de la conférence de presse d’après-match. Et d’enchainer: «L’un des objectifs était de faire le plein de points dans ce groupe de qualifications, c’aurait été dans la lignée de cette idée de culture de la victoire. Il y a beaucoup de jeunes, nous voulons leur imposer l’objectif de tout gagner quand on porte le maillot de l’Équipe Nationale. Mission non remplie, donc. Il peut manquer les automatismes, de la fluidité dans le jeu, j’en suis conscient mais je sais que nous n’avons pas beaucoup de temps pour faire jouer tous ces joueurs là. À un moment, je vais devoir avoir un onze de départ en tête et le faire jouer le plus souvent possible. Je peux donc mettre certaines imperfections sur le compte de cette problématique là. Aujourd’hui, on voit Kadri qui a peu de sélections, Bouanani aussi, Chaïbi pareil, Zorgane n’a pas joué depuis un moment, Abdelli, Mahious… ça fait beaucoup de choses, quand même.Tout ça, j’en prends la responsabilité, c’est normal.»

«Le groupe a beaucoup évolué»
Autres arguments avancés par le coach : «Sur l’aspect technique, j’ai beaucoup de motifs de satisfaction. J’ai vu beaucoup de jeunes, pour la plupart qui n’ont pas l’habitude de jouer ensemble, c’est une décision que j’ai prise. À chaque date FIFA, je fais jouer deux équipes différentes. Cette trêve était probablement la dernière du genre, les qualifications pour le mondial arrivent, la CAN arrive, l’étau va se resserrer. Nous voulions lancer le plus de joueurs possibles. Nous devons être à environ 84 joueurs depuis mon arrivée en Équipe Nationale, et on est dans la continuité avec cette date là». Pour le conférencier: «Il y a eu une énorme évolution du groupe. Nous avons 4-5 cadres sur 25 joueurs, avec donc une vingtaine de nouveaux joueurs. Nous sommes les seuls à faire ça. Regardez l’équipe du Sénégal, de la Côte d’Ivoire, du Ghana, du Nigéria… à un ou deux éléments près, ce sont les mêmes. Nous, j’ai l’impression qu’il faille à chaque fois faire une révolution. Transformer tout ça et être immédiatement compétitifs, avoir des automatismes… ça prend un certain temps. Aujourd’hui, j’ai passé cette période où j’ai essayé beaucoup de joueurs, ce qu’on me reprochait de ne pas assez faire dans le passé. Si je mets une équipe telle que je l’ai en tête, sans avoir la prétention de gagner le match, je dis que j’aurais eu plus de possibilités de le gagner.»

«On doit protéger cette EN»
Fidèle à son franc-parler, Djamel Belmadi tancera, en outre, l’arbitrage et les conditions de jeu, rendu difficile par un terrain à la limite du praticable. «Si nous avions eu un peu trop d’agressivité aujourd’hui, c’eut été problématique. Nous n’avons pas eu de problème d’agressivité, nous avons confisqué le ballon à cette équipe là, avec un jeu direct. Je n’ai pas en tête une équipe qui s’est faite bouger. En revanche, concernant l’arbitrage… Je ne sais pas quoi dire. Tout est évident. Pour faire un bon match, il faut de bonnes conditions de jeu , pour que le supporter prenne plaisir, il faut un minimum au niveau de l’arbitrage, qu’il soit un minimum juste, et parfois une équipe ouverte mais ils jouent comme ils le veulent. Une équipe qui joue comme ça, ça ne facilite pas les choses. Si en plus, on me rajoute ce terrain, l’arbitrage vicieux, plus que vicieux… nous ne sommes pas surhumains. L’EN appartient à toute l’Algérie, et à tous les décideurs au sein de la fédération. Tout le monde se mêle! On doit protéger cette équipe. Vous avez tout vu encore ce soir. Parfois, on est au bord de l’impossibilité. Quand je vois tous ces jeunes, avec beaucoup d’envie, très agréables à voir jouer comme Bouanani, Chaïbi, Kadri, Zorgane qui est sorti du lot, Aït Nouri, on leur donne cette surface là et des arbitres qui les agressent… (…) Je n’ai plus les mots. Ça me dépasse, je ne suis pas le seul responsable.»

À propos Rachid.BELARBI

Laisser une réponse

Votre adresse email ne sera pas publiéeLes champs requis sont surlignés *

*

x

Check Also

La FAF instaure le huis pour la ½ finale MCA-CSC. Miloud-Hadefi sonnera creux

Alors que l’alléchant programme des ...

En tournée à travers les séances d’entraînement des clubs de l’élite nationale. Ce que cherche Petkovic en Ligue 1

En assistant aux séances d’entraînement ...

JS Kabylie – MC Oran (A 18h – 23ème journée de L1). Entre deux grands malades

Dans un classique qui a ...

Le N°10 du MCA soigne ses statistiques et son image. Un Belaïli nouveau pour charmer Petkovic

Avec 11 buts et pas ...

De nouveau très en vue avec l’Olympique Lyonnais. Benrahma monte en puissance

Et si le fait d’avoir ...