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Alger, la capitale mondiale du gaz

Selon un rapport de Shell publié mercredi 14 février 2024, la demande mondiale de gaz naturel liquéfié (GNL) devrait augmenter de 50% d’ici 2040, notamment en raison de la transition du charbon vers le gaz en Chine et de la croissance économique en Asie du sud et du sud-est. Cependant, pour que cette croissance se réalise, ces régions devront investir davantage dans les infrastructures nécessaires pour le transfert et l’utilisation du GNL. Shell souligne l’importance du gaz pour réduire la pollution de l’air, en particulier dans le secteur de l’acier en Chine, responsable de nombreuses émissions de CO2. Bien que la demande de gaz en Europe ait globalement diminué l’an dernier, le GNL reste crucial pour la sécurité énergétique, en partie en raison d’une baisse des exportations russes suite à des tensions géopolitiques. Les contrats à long terme signés par l’Europe ne suffiront pas à combler l’écart entre l’offre et la demande de GNL, créant ainsi des opportunités pour les principaux exportateurs comme l’Algérie. Pour répondre à cette demande croissante, l’Algérie investit dans ses infrastructures portuaires, notamment à Skikda, pour augmenter sa capacité de transport et soutenir la production de GNL.
En reprenant la première place en Afrique pour les exportations de GNL, surpassant le Nigeria, l’Algérie confirme son rôle crucial en tant que fournisseur fiable. Cependant, le 7e Sommet du Forum des chefs d’État et de gouvernement des pays exportateurs de gaz «GECF», prévu à Alger du 29 février au 2 mars, offrira une opportunité de replacer le gaz naturel sur l’échiquier énergétique mondial, selon l’expert en énergie Mohamed Saïd Beghoul, relayé par l’APS. L’Algérie, forte de son expérience solide dans l’industrie gazière, pourra ainsi jouer un rôle clé dans ce contexte. Avec les décisions de la COP28 qui ont accordé un sursis au gaz comme carburant de transition énergétique, le GECF à l’occasion de réaffirmer le rôle du gaz naturel pour répondre à une demande soutenue. De plus, des facteurs comme la tension en mer Rouge perturbant le transport du GNL pourraient créer un déficit gazier sur le marché, entraînant des prix élevés, surtout en période hivernale. Dans ce contexte, Beghoul a assuré que l’Algérie, forte de son expérience «solide et longue» dans l’industrie gazière, et qui assure le secrétariat général du Forum et accueille le 7ème Sommet ainsi que le siège de l’Institut de recherche sur le gaz GECF, a un «rôle charismatique très important à jouer».

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