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Ain El Turck. Prostitution et racolage au vu et au su de tous

Si la prostitution des mineurs a toujours existé, internet et les réseaux sociaux jouent un rôle dans l’accélération de l’engrenage de beaucoup de jeunes filles qui disent se prostituer de leur plein gré, sans être pour autant dans le déni ni dans l’emprise. Dans la ville balnéaire (Ain Turck) et dans certains coins de la ville d’Oran au niveau de la place 1er novembre, la cathédrale et la route menant du rond-point Nekkache vers l’USTO, la prostitution s’exerce à ciel ouvert. Des mineurs comme les filles majeures se vendent dans des conditions qui dépassent l’entendement humain. Dans la commune côtière en question, le constat des lieux nous a permis de comprendre un phénomène qui se situe et qui se développe d’une façon alarmante. La prostitution en Algérie et principalement dans les grandes villes comme Alger, Annaba, Oran, un réel commerce a ciel ouvert, est devenue un phénomène inquiétant. Avant, on entendait parler de lieux de prostitution bien définis et situé avec un ordre à respecter. Les prostituées n’étaient pas livrées à elles-mêmes et exerçaient le métier dans un cadre légal (mais toujours haram) avec une prise en charge sanitaire et médicale et les maladies transmissibles étaient contrôlées. La prostitution était contrôlée par la police et la brigade des mœurs. Jusque-là, cette profession n’attentait pas à la morale sociale. Le vécu de la situation prostitutionnelle et ses conséquences sur la santé sexuelle, physique et psychique des personnes sont connues mais trop souvent résumées aux risques infectieux au demeurant réel. Les conséquences les plus fréquentes et les plus graves sur la santé des personnes sont celles des violences auxquelles aucune personne prostituée n’échappe et qui sont multiples et destructrices. La violence des conditions de vie précaires et ses conséquences. Les personnes en situation de prostitution connaissent souvent des conditions d’une grande précarité dont la malnutrition, l’absence de logement ou d’hébergement stable, l’absence de revenus ou d’aides sociales sont les premiers signes. Enfin, le combat contre ce phénomène n’est pas du ressort seulement des services de sécurité, mais d’un ensemble à savoir la société civile, les mosquées, l’école et bien d’autres organismes.

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