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Agression sioniste contre Ghaza. Le ballet de la mort reprend

La mort a frappé plus farouchement encore à Ghaza et l’hôpital Nasser de Jhana Younes dans le sud de la bande en a été certainement témoin. Les sionistes ne reculent devant rien et sont décidés de semer le chaos parmi la population civile palestinienne après une semaine de trêve et d’échanges de prisonniers libérés entre Israël et la résistance. Les Palestiniens de Khan Younes une paisible enclave de la bande, n’en ont pas cru leurs yeux. Plus de 170 martyrs rien que durant une seule journée de bombardements sionistes soit les plus intenses depuis le début des agressions barbares le 7 octobre, ont noté vendredi les observateurs et des journalistes sur place. Les familles endeuillées n’ont pas pu retenir leurs larmes ni leur angoisse tellement cette nouvelle escalade sioniste les a complètement désorientées et prises au dépourvu, après quelques jours de répit et d’espoir d’un cessez-le-feu tombé à l’eau à cause de l’intransigeance et la soif de vengeance d’Israël sur les civils sans défense, dans une tentative d’une cruelle démonstration de force, dont le moins qu’on puisse dire, est qu’elle est avortée à cause de la riposte de la résistance par des tirs nourris sur Tel Aviv et plusieurs des localités de la couverture de Ghaza. Les larmes et les effondrements d’immeubles et de toits étaient une nouvelle fois au rendez-vous ce vendredi du premier jour de reprise des agressions sionistes sur la bande. Entre les bras d’un père de famille un petit corps enveloppé dans un linceul blanc. À ses pieds, des femmes pleurent leurs enfants et, un peu plus loin, des hommes accomplissent la prière des morts. À l’hôpital Nasser de Khan Younès, dans le sud de la bande de Ghaza, après une semaine de trêve entre l’armée sioniste et Hamas, la morgue est de nouveau engorgée alors que les tirs israéliens venus des airs, de la mer et du sol se concentrent désormais sur la ville. «Mon fils Mohammed essayait de sortir les femmes et les enfants de notre tente» d’un camp de fortune monté dans une école, raconte Joumana Saïd. «Mais un éclat de bombe l’a touché à la tête, elle a explosé… J’ai vu son cerveau…», lâche-t-elle encore, avant d’éclater en sanglots. Les témoignages sont choquants. A chaque famille de cet hôpital son récit, son histoire. Déjà, raconte cette femme au teint mat, le visage encadré par un voile rose et bleu, la famille était partie de sa maison de la ville de Ghaza, dans le nord. C’est là que l’armée israélienne a lancé ses opérations terrestres le 27 octobre. Avec ses chars qui sont entrés dans beaucoup de quartiers de la ville, l’armée sioniste a ordonné à tous les Ghazaouis du nord, soit 1,1 million de personnes, de quitter les lieux. Aujourd’hui encore, les combats au sol y sont intenses. «Ils ont balancé des tracts pour nous dire « Vous serez en sécurité dans le sud », on y est allés et voilà: mon fils est mort, mon fils Mohammed qui était un gentil garçon et qui m’écoutait quand j’avais envie de vider mon sac», répète-t-elle comme une terrible litanie funèbre. À côté, sa fille hurle, tremble dans son peignoir molletonné rouge à fleurs, s’adresse à Dieu et aux hommes alentour. Elle veut comprendre. «Pourquoi mon frère a été tué? Qu’est-ce que c’est que ces bombes qui tuent comme ça ? Qu’est-ce qu’on a fait nous ? Régulièrement, les hommes à l’hôpital Nasser, médecins, ambulanciers et proches, sortent ensemble plusieurs corps dans des linceuls ou des sacs mortuaires blancs. Aussitôt, des familles se précipitent pour un dernier regard sur leur proche décédé. Certains caressent des cheveux, d’autres veulent toucher une dernière fois la main du défunt, d’autres encore embrassent des visages, parfois maculés de sang. Chacun adresse un dernier adieu à son «martyr». Un homme arrache même le cheveu blanc d’un parent. Les corps, eux, sont parfois transportés sur un brancard, d’autres à même les plaques métalliques de chambres froides, des pièces désormais quasiment plus utilisées tant l’électricité est rare et les enterrements se font désormais dans la précipitation. Il faut éviter la prochaine frappe et, souvent, sans même attendre des proches qui pourraient être déplacés ailleurs ou injoignables tant les télécommunications sont mauvaises. Tous prennent, malgré tout, le temps d’accomplir la prière des morts dans la cour de l’hôpital devant les corps alignés. Un homme lui, refuse qu’on l’aide. Il tient serré dans ses bras son enfant, enroulé dans un drap blanc qu’il dépose devant les hommes en prière. À la dernière invocation, il reprend le petit corps qu’il manipule avec mille précautions. D’autres familles aussi se pressent : elles reprennent le corps de leur proche et le chargent tant bien que mal dans des voitures civiles, les ambulances ne servent plus qu’aux vivants, blessés, en direction des cimetières désormais saturés. Derrière eux, de nouveaux brancards sortent par la porte de la morgue.

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