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Afrique du Sud. Le bilan s’alourdit avec 117 morts, calme relatif à Johannesburg

Le bilan des violences en Afrique du Sud s’est alourdi ce jeudi à 117 morts, alors que Johannesburg, la plus grande ville du pays, retrouvait un calme relatif après le déploiement de soldats et commençait à déblayer les gravats des destructions. La mégalopole est « largement calme », a affirmé la ministre de la présidence Khumbudzo Ntshavheni, attribuant la diminution du nombre d’incidents au déploiement de soldats en renfort de la police. Au total 117 personnes ont été tuées, dont 91 dans la province du Kwazulu-Natal (Est) où les violences ont commencé il y a six jours. Quelque 2.203 personnes ont été interpelées. La police enquête sur 12 personnes soupçonnées d’être derrière le déchaînement de violence de ces derniers jours. « L’une d’entre elles a déjà été arrêtée et la surveillance a été accrue sur les 11 autres », a déclaré Khumbudzo Ntshavheni, dénonçant « un sabotage économique ». Les premiers incidents ont éclaté la semaine dernière au lendemain de l’incarcération de l’ex-président Jacob Zuma, condamné à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice. Ils se sont étendus sur fond de chômage endémique et de nouvelles restrictions anti-Covid. A plusieurs endroits, des Sud-Africains parfois armés ont décidé de faire justice eux-mêmes contre les pillards, au risque d’augmenter les violences. Plus tôt dans la journée, le ministre de la Police avait confirmé qu’il y a eu 20 morts à Phoenix, un township près de Durban (Est) où des membres de la communauté indienne s’en sont pris à des pillards présumés. Et affirmait que la situation y restait tendue. Bheki Cele avait noté la veille que des «tensions raciales ont entaché ces troubles » à Phoenix, liés à des groupes cherchant à «protéger leur quartier des pillards». Elles montrent des hommes d’origine indienne battre brutalement des jeunes hommes noirs à terre. Ailleurs, comme dans le township de Vosloorus, au sud de Johannesburg, d’autres se substituent aux forces de l’ordre, passant à tabac des présumés pillards avant d’en remettre certains, menottés, aux forces de l’ordre, selon une équipe de l’AFP sur place. La ministre Khumbudzo Ntshavheni a appelé à «ne pas prendre la loi à son compte». «Certains brandissent des armes à feu, en réponse apparente aux incidents. S’ils ont le droit de protéger leur propriété, leur vie, leur quartier», ils doivent s’assurer de ne pas agir «en désaccord avec la loi». De nombreux Sud-Africains, ne comptant que sur eux-mêmes, ont également commencé à déblayer et réparer.

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