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Affaire des migrants clandestins disparus en Tunisie. Les précisions de l’ambassadeur de l’Algérie

L’affaire des migrants algériens clandestins portés disparus en Tunisie rebondit sur scène. Une sombre affaire de migration qui aboutit mal mais sans toutefois en lever jusqu’à l’heure actuelle toutes les zones d’ombre. Il s’agit d’une vieille affaire de migration de jeunes algériens qui remonte à 2008. Leur nombre s’élève à 39 personnes. Ces immigrés clandestins auraient pris le large vers les côtes tunisiennes au fort moment de la «crise» de migration à l’Europe aboutissant le plus souvent aux côtes italiennes, il y a encore plus de dix années de cela. Ces jeunes migrants sont considérés comme disparus et victimes de disparition forcée. Sont-ils encore en vie ? Sont-ils détenus dans les geôles tunisiennes ?
Les familles de ces disparus restées sans nouvelle n’ont cessé depuis de réclamer des éclaircissements. Ils ont besoin d’être orientés, informés et pouvoir, pourquoi pas, inhumer leurs enfants disparus ce qui les aide à panser leurs blessures. Tant que les corps de ces migrants ne sont pas retrouvés, encore moins les indices sur leur présence ou décès, la douleur de la plaie de leurs familles risque d’être ouverte pour toujours. On vous le dit, il s’agit d’une affaire choquante et déplorable à la fois. Une affaire inédite et pleine de mystères, selon des spécialistes. Dans ce registre, l’Ambassadeur de l’Algérie à Tunis, M. Azzouz Baalal a réagi pour apaiser l’immense peine des familles de jeunes algériens disparus et les convaincre de l’aide et du soutien de l’Etat algérien à leurs familles. Il a apporté, vendredi, dans une déclaration, des précisions concernant les jeunes Algériens ayant émigré clandestinement et qui sont considérés comme disparus et victimes de disparition forcée, assurant que les autorités algériennes « ne ménageront aucun effort » pour tenir les familles des concernés informées de tout développement pouvant survenir dans cette affaire douloureuse. A ce propos, M. Azzouz Baalal a précisé que « suite aux réactions suscitées par la convocation par le tribunal d’El Keuf (République tunisienne) des familles et proches de jeunes Algériens, migrants clandestins, portés disparus et victimes de disparition forcée, je porte à votre connaissance les faits suivants : Ces jeunes sont portés disparus depuis 2008 et leur nombre s’élève d’après les témoignages et les différents signalements à 39 personnes. Des parties ont évoqué leur éventuelle présence dans les prisons tunisiennes en signalant qu’ils sont toujours en vie. Encadré et orienté par le ministère des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, notre corps diplomatique et consulaire en République tunisienne a engagé les démarches nécessaires auprès des autorités tunisiennes pour s’assurer de la véracité des faits. Les autorités tunisiennes ont officiellement et à maintes reprises nié la présence de détenus algériens dans les prisons tunisiennes, non signalés aux autorités algériennes, et ce, conformément aux us diplomatiques et les dispositions des traités internationaux régissant les relations consulaires. De même qu’elles (autorités tunisiennes) ont enquêté sur les faits sans parvenir à un quelconque indice quant à la présence de citoyens algériens victimes de disparition forcée en Tunisie». Le diplomate algérien a affirmé que l’Algérie et la Tunisie étaient liées par «une relation de confiance empreinte de haut sens de responsabilité et de coopération transparente, y compris en matière de coopération consulaire et judiciaire, notamment lorsqu’il s’agit de recherche de personnes portées disparues ou de recherche dans l’intérêt des familles ». Rappelant que les deux pays «sont liés par une convention de coopération judiciaire prévoyant le respect des mesures en vigueur, l’échange d’informations judiciaires, et le suivi des enquêtes relatives aux personnes morales ou physiques, notamment à travers les commissions rogatoires», le diplomate a affirmé que ce document est «le cadre idoine pour le traitement de pareilles affaires». L’ambassadeur de l’Algérie en Tunisie a dit enfin «compatir avec les sentiments des familles des jeunes disparus et leurs peines suite à la disparition de leurs enfants», appelant ces familles à «faire preuve de confiance en les autorités algériennes qui les informeront de tout développement pouvant survenir dans cette affaire déplorable et douloureuse».

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