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Aérodrome de Sayada. Un projet au point mort

A Mostaganem, des projets loupés, il y en a eu quelques uns malheureusement. Ils ont été ratés tantôt parce qu’ils étaient infondés, tantôt parce qu’inopportuns, tantôt par fantaisie des responsables, ou par du zèle quelques fois fougueux. A une certaine période, la manne financière inspirait des responsables à de l’extrapolation sur bon nombre de projets dont l’opportunité n’était pas viable. La navigation à vue et l’imagination infertile chez certains responsables a généré des ratés dans le développement local. Par conséquent, tous les projets non réfléchis et non concertés sont des projets qui ont échoué et qui ont pesé lourdement sur le trésor public. L’aérodrome de Sayada est un exemple criant du vouloir faire des projets illusoires. Lancé le 15 juin 2017, le projet consistait en la réalisation de la tour de contrôle, un héliport, l’extension de la piste d’atterrissage pour le décollage et l’atterrissage d’un avion du type ATR et Q200/Q400, et une administration. Pour ce projet, on a fait beaucoup de bruit pour une aérogare qui est restée à moitié achevée. On a parlé d’un équipement valorisant pour une wilaya destination touristique, un équipement pour promouvoir les exportations mais un équipement dont la réalisation est au point mort. Il faut préciser qu’en son temps, le taux d’avancement du projet était conséquent puisque l’infrastructure abritant l’aérogare était à 30%, l’extension et le réaménagement de la piste avait atteint les 85%. Pour ce qui est de l’établissement de la navigation aérienne soit le bâtiment technique, celui de la radio phare omnidirectionnelle et les équipements contre incendie sont restés uniquement sur la fiche technique donc jamais réalisés. Cette infrastructure aéroportuaire devait servir à impulser l’économie de la région par la création du transport en fret. Elle servira également à promouvoir l’activité de l’aviation à travers une association qui a été créée à l’occasion mais morte déjà à sa naissance. Ces réalisations restées inachevées ont un coût qui n’est pas négligeable sans citer les études. Les citoyens de Mostaganem se souviennent que l’aéroclub de l’époque était un projet qui a servi à faire des formations et à être utile dans certaines actions publiques. Pour des raisons non connues, l’aéroclub a disparu et a été cédé au Ministère de la Défense nationale. L’Association de l’aéroclub qui devait impulser au moins la formation reste inerte même si ses ambitions paraissaient apporter de l’oxygène au projet. Il serait judicieux de commencer à travailler sur un projet de formation qu’il faut soumettre aux pouvoirs publics pour mettre l’aéroclub sur les rails. Cette association pourrait, avec les nostalgiques de l’aéroclub faire renaître de l’espoir celui de voire voler des avions sur le ciel de Mostaganem.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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