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Accès à l’information. Ces responsables qui esquivent la presse

A Mostaganem, certains responsables évitent comme ils le peuvent de communiquer avec la presse locale. Les dirigeants de la nouvelle Algérie ont axé leurs efforts par un amendement considéré comme un saut qualitatif dans l’exercice de l’information. Beaucoup d’entre ces responsables qui gouvernent Mostaganem n’ont pas encore compris que la constitution garantit aux citoyens le droit d’accéder à l’information à travers divers moyens dont la presse. Par contre, le wali, en sa qualité de premier responsable, renforce la crédibilité de l’information par la grande attention qu’il accorde aux médias locaux. Il a intelligemment œuvré pour restructurer la presse locale, lui donnant les moyens afin d’assurer aux citoyens de la wilaya l’information sur les activités des instances publiques, et plus particulièrement sur toutes les questions qui intéresseraient leur quotidien. Pour promouvoir l’information et la communication à Mostaganem, l’Association de la Presse a ingénieusement créé un  »Forum de la Presse  » pour donner l’occasion aux responsables des secteurs, membres de l’exécutif et autres, de rencontrer les médias. Le souci majeur de la presse c’est d’informer juste et franchement. Toutefois, les correspondants et les journalistes érigés en association, peinent souvent à accéder aux sources d’information car des directeurs de certains secteurs ou de certains organismes trouvent toujours le moyen de ne jamais répondre à l’invitation de la presse. D’autres feignent d’accepter l’invitation mais à cause d’une excuse astucieuse font reculer le rendez-vous pour ne jamais y revenir. Quelques-uns, de par des comportements incompris, ont des réponses évasives. Beaucoup de responsables de secteurs ne veulent pas communiquer, n’ont jamais installé une cellule de communication pour informer la presse sur leurs activités, d’autres, à une certaine époque, se sont vus contraints d’ouvrir une page facebook mais stérile. En revanche, il y a des responsables qui viennent s’asseoir avec la presse et informent avec brio sur les activités de leurs secteurs. Il y a des responsables qui communiquent uniquement avec leurs ministères tenant en otage le citoyen par des chiffres. Le journaliste a le devoir d’informer car c’est sa mission principale et si la source d’information ne lui est pas accessible il informe sur les activités de tel ou tel domaine, mettant en exergue les failles et les anomalies qui lui ont été communiquées par d’autres voies. Ce n’est qu’après parution de l’information que le responsable, ce dernier perturbé, cherche à contacter le journaliste. Ce dernier ne peut accomplir une tâche aisément si le responsable fuit inconsciemment un droit à l’information, un droit constitutionnel. A Mostaganem, rares sont les responsables qui sollicitent la presse. Une grande majorité préfèrent ne pas affronter les médias, peut-être par manque de bon sens ou même de lucidité. Mais leur incompétence les rattrapera toujours et avec certitude.

À propos Abdelmadjid-Lotfi

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