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Abdelkader, le père de la Nation

«Le savant est l’homme pour lequel s’opère facilement la distinction entre la franchise et le mensonge dans les paroles, entre la vérité et l’erreur dans les convictions, entre la beauté et la laideur dans les actes.» Citation de l’Emir Abdelkader

Si quelqu’un voulait avoir une idée précise sur l’acte de naissance de la nation algérienne moderne, et bien, cela s’était passé au cours de la Moubaya’a (prestation de serment d’allégeance, une forme d’élections de l’époque) qui s’est déroulée un 27 novembre 1832. Ce grand événement historique a eu lieu, deux ans après l’agression infâme, commise par la France, en envahissant injustement, le territoire national. Cela revient à dire que cette naissance et cette événementielle « élection » ont eu lieu au moment où toutes les tribus étaient mobilisées en vue d’arrêter la progression des armées d’occupation. Seulement, ces forces de résistance armées avaient besoin d’un chef pour les guider vers la victoire. Beaucoup de paramètres et de facteurs, d’aspects internes ou externes, vont entrer en scène pour que ce projet de libération de la patrie n’aille pas se réaliser comme le souhaitaient les Algériens. Même, si l’on n’avait pas réussi à mettre l’ennemi hors du territoire national, l’essentiel a été réalisé ! Cet essentiel, c’est que le peuple algérien n’est pas resté les bras croisés, face à une agression coloniale, une des plus meurtrières et des plus sanguinaires dans l’Histoire de l’humanité. De toute façon, il a fait de son mieux, en utilisant tous les moyens matériels et humains, en termes de l’époque, à sa disposition, afin de soutenir l’effort de sa guerre sainte. Cette résistance va servir de référence pour les mouvements de résistances et les insurrections postérieures y compris pour le mouvement national au XXème siècle. Finalement, l’indépendance a eu lieu, suite à un enchainement de luttes et de résistances sous toutes les formes : militaires, politiques, culturelles et linguistiques. C’est un long processus qui a duré pendant des générations entières. Chaque génération passait les consignes à celle qui suit. Toutes les tentatives visant à apprivoiser ce peuple fier et rebelle vont se vouer à l’échec. Si le projet combattant du jeune Emir – âgé de 25 ans lors de son élection – avait été la base de ce processus de résistance, l’indépendance en était, alors, l’aboutissement final et le succès d’une nation, longuement attendu. Ainsi, le combat sans répit du peuple algérien, tout en gardant une foi inébranlable pour la victoire, était devenu un exemple voire une référence pour tous les peuples du monde qui étaient assujettis et aspirant à l’affranchissement.

À propos Abdelkader Benabdellah

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