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A quelques jours du mois de Ramadhan, pas encore d’importation de viandes rouges. «On attend le feu vert» !

Que douze jours seulement du mois sacré et déjà des “signes” de perturbations dans la prochaine reprise de l’importation des viandes sont soulevés par les importateurs. Le ramadhan, mois propice de regain de consommation de produits alimentaires stratégiques telles les viandes qui sont l’exclusivité des plats des ménages, s’annonce des plus palpitants. D’abord parce que le réseau des importateurs spécialisés dans le créneau de la commercialisation des viandes (fraîches ou congelées) par la voix de la Fédération nationale des importateurs des viandes rouges, assure n’avoir encore rien reçu d’officiel sur les démarches à adopter pour lancer leurs importations alors qu’une poignée de jours seulement nous séparent du mois sacré. Les ménages pour qui forcément l’importation des viandes représente une bouffée d’oxygène durant ce mois synonyme de dépenses boulimiques, malgré la faiblesse du pouvoir d’achat causée en partie par la stagnation des salaires et les fluctuations des cours mondiaux de produits alimentaires stratégiques, commencent à sentir par cette bonne nouvelle, comme si la “chape de plomb” leur pesant sur les épaules devenait plus légère. Force, cependant, est d’admettre que du côté des importateurs des viandes, ce n’est pas la même joie alors que les préparatifs du mois de Ramadhan battent leur plein. Certaines préoccupations ont, en effet, été soulevées lors du dernier Conseil des ministres, présidé par Abdelmadjid Tebboune. Dans ce cadre, il a été décidé l’autorisation, à titre exceptionnel, de l’importation des viandes. Qu’en pensent les importateurs ? Ces derniers doivent, pour lancer les procédures, disposer de deux autorisations, l’une du ministère du commerce et la deuxième du ministère de l’agriculture. Ces deux documents sont la condition sine qua non pour l’ouverture de lettres de crédit. Le Chef de l’Etat, Abdelmajid Tebboune, avait ordonné le “dégel” des importations. Auparavant, il avait, à maintes reprises, assuré que le pouvoir d’achat sera préservé et que les produits alimentaires stratégiques devront être disponibles sur le marché. Pour ancrer cette politique d’”autosuffisance” du marché de la consommation en produits lors du ramadhan, les importateurs des viandes montent au créneau et demandent d’accélérer les démarches. Ils évoquent un “retard” dans ce domaine. Redoutant les effets de ce “retard”, ils font montre de certaines inquiétudes. Et si jamais ces viandes importées n’étaient pas encore mises sur le marché aux premiers jours du ramadhan ? L’importation des viandes est une solution alternative à la flambée des prix de viandes de la consommation et la spéculation durant le mois sacré. Invité de la Chaîne 2 de la Radio Algérienne pour donner plus de détails sur l’état d’avancement de cette opération, le président de la Fédération nationale des importateurs de viandes rouges, affirme que « jusqu’à maintenant, on n’a pas encore reçu le feu vert des deux ministères concernés, à savoir de l’agriculture et du commerce». «On ne nous a encore rien communiqué concernant les procédures à suivre pour la reprise des importations», a indiqué M. Sofiane Bahbou. Plus explicite, il précise qu’il y a deux autorisations que les deux tutelles doivent délivrer pour chaque opérateur. «Il s’agit de la dérogation sanitaire pour l’importation des viandes rouges qui concerne le ministre de l’agriculture et le certificat du respect du ministère du commerce, qui est bloqué depuis pratiquement quatre mois», ajoute-t-il. L’invité précise qu’on ne peut pas ouvrir une lettre de crédit sans avoir ces deux fameux documents. «Le président de la République a pris la décision du dégel de l’importation, je ne comprends pas pourquoi tout ce retard surtout lorsqu’on sait que le mois de Ramadhan est très proche», s’interroge- t-il. Pour rappel, les importations des viandes rouges ont été gelées par les pouvoirs publics, depuis le 4ème trimestre 2020. Une décision qui rentre dans le cadre de la rationalisation des importations ainsi que l’encouragement des produits locaux et répondre par la même occasion aux attentes des éleveurs et des engraisseurs qui se sentaient concurrencés par les produits importés.

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