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A 24h de la finale de la Coupe d’Algérie entre le CRB et l’ASOC. A Oran, ni engouement, ni ferveur…

A 24 heures de la finale de la Coupe d’Algérie, programmée jeudi à partir de 17h au complexe sportif Hadefi-Miloud, rien à Oran n’indique que la capitale de l’ouest attend un évènement d’une telle ampleur. C’est que le caractère spécifique et l’engouement populaire autour de cette épreuve a toujours fait du dernier match, le plus important, une fête entre passionnés. Or, à Oran, rien n’indique que son plus grand stade abritera demain cette finale qui mettra aux prises le Chabab de Belouizdad à l’ASO Chlef. L’absence du club local, le Mouloudia, de cette affiche n’explique pas tout. La présence du CRB, triple champion d’Algérie en titre et qui se dirige vers une quatrième couronne consécutive, devait, à elle seule constituer une attraction majeure et inciter le public à mieux considérer cette rencontre à gros enjeux. Le fait, cependant, que le second club concerné par cette finale, soit l’ASO Chlef, que les supporters oranais n’adoubent pas forcément, ne peut, non plus, expliquer un tel désintéressement de la part du public. De plus, s’il est vrai que les deux rencontres de la sélection nationale vampirisent l’actualité et l’attention des médias et des passionnés, il est tout aussi vrai que la Fédération Algérienne de Football et sa Ligue Professionnelle auraient énormément gagné en contrepartie s’ils avaient mené campagne et fait la promotion d’un tel évènement qui désigne le vainqueur d’un deux titres majeurs de la saison sportive. Or, exception faite de ceux qui suivent l’actualité sportive au quotidien, rien n’indique au visiteur de passage à El-Bahia qu’elle est à vingt-quatre heures seulement d’accueillir la rencontre la plus importante de la saison footballistique locale ! Le fait que ni les supporters du Chabab de Belouizdad, ni ceux de l’ASO Chlef ne soient encore arrivés en ville, vu l’éloignement, a aussi pesé dans la balance. Même les scènes de regroupement massif devant les guichets du stade pour l’acquisition des tickets d’entrée font désormais partie d’un passé récent, remplacé par la plate forme numérique mise en place par le ministère de la jeunesse et des sports. A ce sujet, beaucoup de supporters des deux camps ont regretté qu’aucune quote-part de la totalité des billets mis en vente en ligne n’aient pas été accordée aux clubs qui animeront la finale à même de pouvoir les revendre ensuite à leurs supporters respectifs de manière à favoriser des emplacements distincts et tout ce qui va avec comme tifos et représentations chorégraphiques dans les tribunes et gradins à la hauteur de l’évènement. Attendue au nouveau stade de Tizi-Ouzou, vu l’importance de l’évènement et sa symbolique, ou au Nelson Mandela Stadium d’Alger, cette finale programmée à Oran ne tient, pour l’instant, pas sa promesse, du moins, sur le plan folklorique et émotionnel. Reste, cependant, à espérer que passée la rencontre amicale entre les Verts et les Aigles de Carthage, programmée hier à partir de 20h au stade du 19-mai 1956 à Annaba et qui tenait le haut du pavé de l’actualité footballistique nationale, la finale de la Coupe d’Algérie bénéficiera d’un engouement à la hauteur de sa riche histoire.

À propos Rachid.BELARBI

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