La Faculté de droit de l’Université Ahmed Zabana de Relizane a abrité, mardi 17 février 2026, les travaux d’un colloque national hybride intitulé : «Les répercussions du droit international sur les droits de la femme et de l’enfant dans la législation algérienne », organisé dans le cadre de la promotion de la recherche scientifique et de l’accompagnement des évolutions juridiques liées à la protection des catégories vulnérables. L’ouverture de cette rencontre scientifique a été présidée par le doyen de la faculté, le professeur Zegai Beghachem, représentant le directeur de l’université, le professeur Bahri Ahmed. Dans son allocution, il a souligné l’importance de ce type de manifestations scientifiques dans le développement de la recherche académique et le renforcement du lien entre l’université et son environnement juridique et social, notamment au regard des mutations que connaît le droit international en matière de protection des droits de l’Homme, en particulier ceux de la femme et de l’enfant. Ce colloque, organisé sous la supervision de la présidente du comité scientifique et d’organisation, la docteure Bouchriâa Nassima, s’inscrit dans une démarche visant à analyser le degré d’harmonisation du système juridique algérien avec les conventions et traités internationaux ratifiés par l’Algérie, tout en mettant en lumière les avancées enregistrées par la législation nationale en matière de promotion de l’égalité et de renforcement de la protection juridique des catégories les plus exposées aux atteintes. La rencontre a connu une participation qualitative d’enseignants de la faculté, ainsi que d’enseignants-chercheurs issus d’autres établissements universitaires à travers le pays, en plus de la présence d’étudiants en doctorat ayant contribué par des communications scientifiques traitant des différentes dimensions juridiques du thème. Les axes du colloque ont porté sur plusieurs problématiques, notamment l’impact des conventions internationales, telles que la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) et la Convention relative aux droits de l’enfant, sur la législation algérienne, ainsi que les mécanismes d’adaptation des lois nationales aux standards internationaux. Les participants ont également abordé les défis pratiques liés à l’application effective de ces dispositions sur le terrain. Certaines interventions ont, par ailleurs, mis en exergue les réformes introduites dans le Code de la famille, le Code pénal et les législations à caractère social, lesquelles visent à renforcer la protection de la femme contre la violence et les discriminations, tout en consacrant le principe de l’intérêt supérieur de l’enfant, ainsi que le rôle du système judiciaire et des institutions nationales dans la mise en œuvre de ces garanties. Le format hybride du colloque, combinant présence physique et participation à distance, a permis d’élargir le champ des échanges et de favoriser le partage d’expériences entre chercheurs de différentes wilayas, contribuant ainsi à enrichir le débat scientifique et à optimiser les retombées académiques. À l’issue des travaux, les participants ont insisté sur la nécessité de poursuivre la réflexion dans ce domaine et de renforcer la coordination entre les milieux académiques, les instances législatives et les institutions concernées, en vue de consolider le système juridique national conformément aux engagements internationaux de l’Algérie et de promouvoir la culture des droits de l’Homme au sein de la société.
Faculté de droit de Relizane. Colloque national sur les droits de la femme et de l’enfant
- par N. Ouadah
- Le 20 Février 2026
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