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1er Mai, fête internationale des travailleurs. L’UGTA de nouveau interpellée

Les travailleurs algériens fêteront, aujourd’hui, la fête internationale dans un contexte particulier émaillé par la fronde, l’ébullition du front social, la crise sanitaire et les répercussions néfastes nées de la Pandémie du covid 19 et enfin le mois sacré du Ramadhan et les mesures de confinement. L’influence et surtout la force de frappe qu’on reconnaissait à l’UGTA a considérablement diminué voir disparu, selon les différents sons de cloches émanant des travailleurs face à la concurrence de syndicats autonomes qui pullulent et, qui de surcroît, sont plus actifs sur le tas surtout ceux du secteur de l’éducation et de la santé qui drainent des milliers de protestataires sur le chemin de la contestation. Des travailleurs et employés de la protection civile, de l’éducation, des postes et télécommunications, du secteur minier, entre autres, grognent. Des travailleurs de l’entreprise Art et Cultures observent une grève de faim après leur licenciement abusif, et ce, depuis presque 15 jours au niveau du siège de la centrale syndicale sis place du 1er Mai à Alger, devant le mutisme des SG des fédérations, des syndicalistes et enfin des pouvoirs publics. Les travailleurs des APC viennent d’annoncer une grève générale pour le 03 Mai prochain. Dans ce décor macabre quel rôle pour l’UGTA, si ce n’est celui de « simple spectateur » devant son incapacité à faire taire ces cris de désespoir des damnés parmi les travailleurs livrés à eux même entre autres ceux du secteur économique. Le nouveau SG Salim Labatcha à tenté de purifier les rangs de la centrale syndicale » Abdelhak Benhamouda » par une batterie de radiations des rangs de l’Union de Secrétaires nationaux, violation des lois et règlement intérieur dû au cumul de fonctions et cumul de mandats. Il vient d’adresser une correspondance aux différents syndicalistes, fédérations, dans toutes les wilayas à l’occasion de la commémoration, aujourd’hui, 1er Mai, de la fête internationale des travailleurs par plaider pour la démocratisation de l’action syndicale, par se référer au règlement intérieur et par l’organisation de congrès et rassemblements conformément aux dernières orientations du 13ème congrès de juin 2019. L’ex secrétaire général, adjoint de la centrale syndicale de 1974 à 1978 et selon son témoignage, rappelle que la mission de l’UGTA a été «dévoyée pour devenir un levier entre les mains du patronat et du pouvoir». Et pour cause, ajoute l’ex SG de la fédération FNTR des retraités Abdelmadjid Azzi, que le choix des responsables à la tête de l’UGTA se faisait «ailleurs qu’en son sein puisque son autonomie était toute relative, elle qui a constitué un moyen d’arriver au pouvoir ou d’y demeurer». La centrale syndicale « Abdelhak Benhamouda » et avec l’arrivée du nouveau SG, celui-ci même très critiqué pour sa passivité dans les prises de décisions, a tenté, néanmoins, de sauver du naufrage l’institution devant son inertie et la concurrence féroce de ses détracteurs. Rappelons que l’UGTA a fêté le 24 Février dernier ses 65 ans d’existence dans un climat de marasme absolu devant la déliquescence de la chose travailliste. Par ailleurs, le premier ministre Djerad reste conscient de la déconfiture qui s’est emparé du monde du travail, vient de réitérer la position du Gouvernement qu’il dirige par signifier aux Algériens que ce « Gouvernement s’est engagé à adopter une approche de dialogue avec les différents partenaires sociaux », considérant que ce dialogue reste « le moyen optimal de conforter la paix sociale qui demeure une condition nécessaire à la réalisation de la croissance économique souhaitée. Devant cet état de fait, les pouvoirs publics se disent, de leur côté, accorder une attention « particulière » à l’amélioration des conditions professionnelles, matérielles et sociales des travailleurs dans divers secteurs, malgré les conjonctures économiques et financières difficiles que traverse le pays, a affirmé le premier ministre, Abdelaziz Djerad, lors d’une réunion du Gouvernement tenue mercredi dernier à Alger. A l’issue de cette réunion, et concernant la situation sociale, le premier ministre rappelle, devant ce marasme et ses cris de désespoir, que « malgré les conditions économiques et financières difficiles que traverse le pays, notamment en raison des conséquences de la crise sanitaire mondiale et de ses répercussions sur la performance de l’économie nationale, les pouvoirs publics accordent une attention particulière à l’amélioration des conditions professionnelles, matérielles et sociales des travailleurs dans divers secteurs », selon le communiqué des services du Premier ministre. A cet effet, l’augmentation du SNMG de 18.000 DA à 20,000 Da conformément au décret présidentiel N-21-137 du 07 /04/2021 que vient de signer le président Tebboun, a suscité une vive polémique et des grincements de dents des plus démunis parmi les ménages Algériens, surtout en ce mois sacré du Ramadhan où le pouvoir d’achat s’est amenuisé en queue de poisson. En attendant des jours meilleurs, des voix s’élèvent pour interpeller l’UGTA à plus d’implication et souhaitent qu’elle puisse «retrouver ses fondamentaux et ses valeurs» en renouant avec la mission qu’elle n’aurait jamais dû abandonner, «celle de jouer pleinement son rôle naturel de contre-pouvoir en défendant les intérêts moraux et matériels des travailleurs et, ainsi, se départir de ses accointances avec l’oligarchie, notamment durant ces dernières vingt années».

À propos NADIRA FOUDAD

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