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10 derniers jours de Ramadhan: haute frénésie

Après les grands préparatifs de l’avant ramadhan afin de faire face au régime spécial imposé par la nature exceptionnelle de ce mois sacré, voilà, que la température monte encore une fois.! C’est le temps des préparatifs pour la fête de la rupture du jeûne. Il y aura un autre effort à consentir, notamment sur le plan pécuniaire. L’on ne va quand même pas fêter ce grand jour de l’Aïd sans vêtements flambant neuf pour les enfants. Il n’y aura pas également de fête sans gâteaux. Faudrait-il rappeler, par la même occasion, que les vêtements comme les gâteaux sont tributaires de la capacité du budget familial …ça serait donc un autre «effort de guerre» ajouté à celui du ramadhan. Pour les petites bourses, ça sera, sans nul doute, un autre sacrifice à faire.. En effet, c’est le combat éternel des familles démunies. A longueur d’année l’on est préoccupé par l’incessante et angoissante interrogation ! Comment faire face à tel ou tel événement religieux ou social ? Heureusement, que le ramadhan et l’Aïd el fitr, ne coïncident plus, comme il y a quelques années de ça, avec la rentrée scolaire, sinon, ça aurait été pour les familles aux ressources limitées, un autre poids à soulever. S’il y a des gens qui préfèrent recourir aux activités illégales, telles que la corruption, le trafic, parfois l’on se jette de plein corps dans le monde du crime. Par exemple, le crime organisé, la Harga, le terrorisme, sont devenus pour certains un moyen incontournable en vue de se sauver et sauver les siens d’une misère, sans une pépite de clémence. Ce n’est pas bien, personne n’a dit le contraire. C’est également illicite, c’est pêché, mais finalement, ça paie gros. Ce ne sont pas des propos visant à justifier ce qui est clairement condamnés par les lois et les religions. Cependant, c’est la réalité des choses. Tout ça, c’est parce que la vie serait devenue tellement difficile, tellement chère, tellement insupportable, au point où l’on passe plus de temps à courir pour la rattraper, au point où on n’a plus assez de temps pour la savourer et profiter de ses jouissances et de ses bienfaits. Un père de famille, une mère de famille frustrée par des fortes situations de crises précédentes, ayant laissé des séquelles profondes dans les esprits sont tout le temps sur le qui-vive, à l’affût des mauvais imprévus. Peu importe, si elles sont authentiques ou imaginaires.

À propos Abdelkader Benabdellah

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